L'épave du sous-marin La Minerve retrouvée après plus de 50 ans

©AFP

Le sous-marin français La Minerve avait disparu en 1968 avec 52 hommes à bord. Il a été retrouvé au large de Toulon, en France.

L'épave du sous-marin français La Minerve, disparu en 1968 avec 52 hommes à bord, a été retrouvée au large de Toulon, a annoncé ce lundi la ministre française des Armées Florence Parly. "Nous venons de retrouver la Minerve. C'est un succès, un soulagement et une prouesse technique. Je pense aux familles qui ont attendu ce moment si longtemps", a écrit la ministre sur Twitter.

L'épave, brisée en trois morceaux, a été localisée à 45 kilomètres de Toulon, à 2.370 mètres de profondeur, par le navire américain Seabed Constructor, arrivé mardi dernier pour participer aux recherches, et dont les drones ont apporté la confirmation visuelle de l'emplacement de la Minerve, a précisé un haut gradé de la Marine nationale.

Coulé en 4 minutes

Le 27 janvier 1968, le sous-marin militaire, en exercice à une trentaine de kilomètres au large de Toulon avec 52 hommes à bord, avait coulé en quatre minutes seulement, sans qu'on trouve jamais d'explication. Malgré les opérations de secours aussitôt entreprises, l'épave n'avait jusqu'ici jamais été localisée.

L'équipage du sous-marin, en 1965. ©AFP

En octobre dernier, des familles de disparus de la Minerve avaient lancé un appel pour que soient reprises les recherches. Depuis l'annonce par Florence Parly, au début de l'année, de la reprise des opérations de recherche, les spécialistes s'étaient attelés à redéfinir la zone où il était le plus probable de retrouver l'épave. Une série de données ont été repassées en revue au vu des connaissances scientifiques actuelles.

De multiples causes ont été évoquées pour expliquer l'accident: une avarie des deux barres arrière, une collision avec un bateau, l'explosion d'un missile, d'une torpille ou un accident du tube d'aération.

"C'est un soulagement, une énorme émotion", réagit Hervé Fauve, le fils du commandant de La Minerve: "Ils étaient près de nous, pas loin. C'est un apaisement extraordinaire", abonde Thérèse Scheirmann-Descamps, la veuve d'un des marins. 

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