L'Espagne part en guerre contre la fraude fiscale

Le ministre au trésor espagnol Cristobal Montoro.

Le gouvernement espagnol a dévoilé vendredi un train de mesures destinées à lutter contre la fraude fiscale, alors que le pays cherche à atteindre ses objectifs budgétaires et éviter un recours à une aide économique extérieure.

Selon plusieurs économistes indépendants, l'économie parallèle représenterait en Espagne près d'un cinquième du produit intérieur brut (PIB), de nombreux Espagnols recourant au travail noir et préférant les paiements en liquide.

Afin de lutter contre ce phénomène et faire rentrer l'argent dans les caisses de l'Etat, le gouvernement de Mariano Rajoy a présneté vendredi certaines mesure, comme l'interdiction des paiements en liquide pour les sommes dépassant 2.500 euros. IL veut aussi exiger que les contribuables déclarent les biens qu'ils détiennent à l'étranger. Les contrevenants s'exposeraient à des amendes.

Selon Cristobal Montoro, ministre espagnol au Trésor, ces mesures permettront au gouvernement d'accroître ses recettes, même s'il a refusé de chiffrer le montant attendu.

Madrid a annoncé le 30 mars dernier des coupes budgétaires drastiques afin de réaliser 27 milliards d'euros d'économies et de convaincre les marchés que le pays est en mesure de résorber son déficit et d'éviter de solliciter une aide internationale.

Les touristes ne sont pas concernés

La limite fixée sur les règlements en liquide ne s'appliquera ni aux particuliers qui ne résident pas habituellement en Espagne ni aux dépenses des touristes. "Il s'agit de favoriser les touristes qui apportent des devises en Espagne et qui veulent les dépenser en Espagne", a justifié Cristobal Montoro.

L'industrie du tourisme représente près de 10% du PIB espagnol et reste un des rares secteurs encore capables de soutenir une économie donnée comme moribonde.

Quant aux mesures qui touchent les biens détenus à l'étranger, elles viseront les comptes bancaires, les polices d'assurance-vie ainsi que les actions. Une amende d'au moins 10.000 euros frappera les biens non déclarés, a prévenu le gouvernement.

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