Le processus de ratification de l'accord de divorce avec Londres va se poursuivre du côté de l'UE

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Le processus de ratification de l'accord de divorce entre Londres et l'UE se poursuit dimanche côté européen malgré la demande du Royaume-Uni d'un nouveau report du Brexit, sur laquelle le président du Conseil européen Donald Tusk va consulter les 27.

Le processus de ratification de l'accord de divorce entre Londres et l'UE se poursuit dimanche côté européen malgré la demande du Royaume-Uni d'un nouveau report du Brexit, sur laquelle le président du Conseil européen Donald Tusk va consulter les 27.

Cette demande, conséquence d'un vote surprise à la Chambre des communes samedi après-midi, va faire l'objet de consultations susceptibles de durer "plusieurs jours", entre Donald Tusk et les dirigeants des 27, selon une source européenne.

Une réunion de quinze minutes

  Elle a été évoquée rapidement mais même pas débattue dimanche matin lors d'une courte réunion à Bruxelles des ambassadeurs des 27, autour du négociateur européen du Brexit Michel Barnier, a indiqué à l'AFP l'un des participants à la réunion. Un rendez-vous qui était prévu avant même le nouveau rebondissement intervenu samedi à Londres.
  Lors de la réunion, qui a duré "15 minutes" et fut "technique" selon ce participant, les ambassadeurs ont surtout évoqué la poursuite du processus de ratification, côté européen, de l'accord de retrait conclu cette semaine entre Londres et Bruxelles.
 
  L'accord doit encore être ratifié par le Parlement européen qui se réunit cette semaine en séance plénière à Strasbourg.
  "Ce qui a été décidé jeudi reste sur la table", a confié à l'AFP une source européenne sous couvert de l'anonymat.
  "Le Parlement britannique n'a pas rejeté l'accord donc il n'y a pas lieu de changer de cap. Les procédures sont engagées côté européen pour que l'UE ratifie le traité, pour que le Parlement européen soit saisi et donne son approbation", a-t-on poursuivi de même source.

Un flou total  

  La journée de samedi, avec un vote prévu sur l'accord annoncé triomphalement à Bruxelles deux jours plus tôt, devait enfin clarifier la situation plus de trois ans après le référendum de 2016 lors duquel les Britanniques ont signifié leur volonté de sortir de l'UE.
  Bilan: la décision est repoussée et les Européens se retrouvent dimanche avec trois lettres, dont l'AFP a obtenu copie, disant tout et son contraire.
 Boris Johnson a été contraint par un vote de son Parlement samedi d'écrire en fin de soirée à l'Union européenne pour lui demander un report du divorce, tout en martelant, dans une autre missive, ne pas vouloir de cette nouvelle extension.

La France rechigne 

D'après le quotidien britannique The Guardian, qui cite une source européenne, l'UE "accepterait de donner un délai supplémentaire" au Royaume-Uni pour autant qu'il lui en fasse la demande, même si le président françai s "ne l'a pas suggéré de la sorte".
"Je ne pense pas qu'un nouveau délai doive être accordé."
Emmanuel Macron
Président de la République française

La France ne souhaite pas accorder de délai supplémentaire au Royaume-Uni. "Un accord a été négocié, il appartient désormais au Parlement britannique de dire s'il l'approuve ou le rejette. Il faut un vote sur le fond", a indiqué l'Élysée.

Le président français Emmanuel Macron avait été clair vendredi. "Je ne pense pas qu'un nouveau délai doive être accordé", avait-il dit après le sommet européen.

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