L'Europe projette de retirer les pièces de 1 et 2 centimes

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La Commission européenne adopte ce mercredi son programme de travail. Elle avance 64 initiatives, dont des projets de l’ère Juncker comme la fin des pièces de 1 et 2 centimes.

La Commission européenne doit adopter ce mercredi son programme de travail 2020. C’est le premier exercice du genre pour la nouvelle présidente Ursula von der Leyen.

Le document, consulté par L’Echo, comporte six grandes lignes directrices: le Pacte vert européen, une Europe prête pour l’âge numérique, une économie qui fonctionne pour les gens, une Europe plus forte dans le monde, promouvoir le style de vie Européen et un nouvel élan pour la démocratie.

Le tout comporte des annexes prévoyant 64 initiatives très concrètes, comme une proposition sur le salaire minimum européen au premier trimestre, la publication d’un livre blanc sur l’intelligence artificielle ou une initiative sur la cryptomonnaie au troisième trimestre. Une autre annexe porte sur les projets des exécutifs précédents que l’actuelle Commission veut retirer.

Nul doute que ces propositions susciteront des débats. C’est le cas d’une mesure en particulier, déjà évoquée lors des années précédentes: le retrait des pièces de 1 et 2 centimes d’euro. Celle-ci figure sous le chapitre "Rendre la législation de l’UE plus simple en moins coûteuse".

Des pièces qui divisent

La Commission devrait proposer d’adopter des règles d’arrondi uniformes et de retirer les pièces de 1 et 2 centimes d’euro. Mais la question fait débat. C’est le cas en Allemagne où la CSU grince des dents, comme le rapport le quotidien Süddeutsche Zeitung.

L’idée générale est que de plus en plus de pays européens arrondissent les montants à cinq centimes.

L’idée n’est pas neuve. La proposition fait référence à une communication adoptée sous l’ère de Jean-Claude Juncker, en décembre 2018. L’idée générale est que de plus en plus de pays européens arrondissent les montants à cinq centimes.

La Belgique a déjà pris une mesure d’arrondi aux 0 ou 5 centimes les plus proches début 2020, bien que les pièces de 1 et 2 centimes restent en circulation. En Italie, cette monnaie n’est plus frappée depuis 2018.

Le coût en question

Ces pièces coûtent cher à fabriquer (matière première, frappe, transport). Elles sont difficiles à écluser, traînent dans les tiroirs et représentent une masse monétaire morte. "C’est de l’argent perdu, sans compter qu’il faut frapper constamment de nouvelles pièces", dit une source européenne.

1,4
milliard
Un rapport de 2013 sur le sujet a estimé que la production de ces pièces depuis 2002 avait coûté 1,4 milliard d’euros à la zone euro, le tout net de la valeur créée.

Un rapport de 2013 sur le sujet a estimé que la production de ces pièces depuis 2002 avait coûté 1,4 milliard d’euros à la zone euro, le tout net de la valeur créée.

Cette opération est attendue par la grande majorité des Européens. Selon la communication publiée par la Commission Juncker fin 2018, 64% des citoyens de l’UE sont en faveur du retrait de ces pièces. Toutefois, le fait d’arrondir les prix pourrait susciter des réactions négatives dans une partie du public, en particulier chez les commerçants dont les prix pourraient être arrondis vers le bas.

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