L'Europe sanctionne la dictature biélorusse

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko est interdit de visa jusqu'à nouvel ordre. ©AFP

Après s'être accordés au début du mois sur des sanctions à imposer aux dirigeants biélorusses, les dirigeants européens sont passés à l'acte: ils viennent de geler les avoirs du président Loukachenko et de 157 de ses proches. L'UE a également décidé de leur interdire l'octroi de visas. Par contre, aucun consensus n'a pu être dégagé sur des sanctions économiques supplémentaires.

L'Union européenne a décidé lundi d'imposer un gel des avoirs et une interdiction de visas au président du Bélarus Alexandre Loukachenko et à 157 de ses proches en raison de la répression qui frappe les opposants au régime, a indiqué un diplomate européen.

Outre M. Loukachenko, les ministres des Affaires étrangères de l'UE réunis à Bruxelles ont décidé de sanctionner deux de ses fils, Viktor et Dmitri ainsi que le ministre de la Défense, Youri Zhadobin et le chef du KGB (police secrète) du Bélarus, Vadim Zaytsev.

Ces sanctions, déjà décidées sur le principe au début du mois, restaient suspendues à une éventuelle libération d'opposants. Mais, au lieu de transiger, Minsk a préféré menacer de représailles, rappelant implicitement qu'une partie du gaz russe destiné à l'UE transite par ses frontières.

Le Bélarus, souvent considéré comme la dernière dictature d'Europe, a certes libéré deux des candidats de l'opposition qui avaient défié M. Loukachenko lors de la présidentielle, mais trois dorment toujours en prison. Et ceux qui ont été libérés ne jouissent pas de tous leurs droits.

L'UE a renoncé par contre à imposer des sanctions économiques supplémentaires à Minsk, comme le gel d'aides à la coopération, tel que le proposaient la Suède et la Pologne. Il n'y a pas eu de consensus sur ce point parmi les 27 représentants des pays de l'UE.

Réélu en décembre pour un quatrième mandat avec près de 80% des suffrages, M. Loukachenko, au pouvoir depuis 16 ans, a réprimé sans ménagement l'opposition qui dénonçait des fraudes. Plus de 600 personnes et sept candidats à l'élection présidentielle ont été arrêtés. Les Etats-Unis et l'UE ont sévèrement condamné cette répression.

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