L'Europe se penche sur la croissance économique

Herman Van Rompuy entend dans les prochaines semaines réunir les dirigeants européens pour un sommet informel sur la croissance et l'emploi.

Le sommet informel de l'Union européenne sur la croissance et l'emploi est envisagé pour fin mai, début juin a précisé vendredi le président de l'UE Herman van Rompuy vendredi à Stockholm.

"J'envisage une réunion avec les dirigeants de l'UE, une réunion informelle, à la fin de ce mois, début du mois prochain, consacrée une nouvelle fois à la croissance et à l'emploi", a déclaré M. Van Rompuy lors d'une conférence de presse conjointe avec le chef du gouvernement suédois Fredrik Reinfeldt.

L'idée d'un "dîner informel" avait déjà été avancée la semaine dernière par M. Van Rompuy mais sans précision sur le calendrier.

Il s'agira d'"une réunion préparatoire" au sommet européen des 28 et 29 juin à Bruxelles consacré à la croissance et à l'emploi, a dit le président de l'UE.

Il a souligné que cette thématique n'était pas nouvelle dans l'UE faisant allusion sans le nommer au candidat socialiste à la présidentielle française François Hollande qui souhaite remettre la croissance au centre des débats européens s'il est élu dimanche.

"La croissance, nous ne la découvrons pas au milieu de la campagne électorale française, nous y travaillons depuis longtemps", a dit Herman van Rompuy précisant que cette question comme celle de l'emploi avait été à l'ordre du jour de tous les sommets européens au moins depuis février 2010 quand il a pris ses fonctions.

"L'Europe a besoin de plus de croissance économique structurelle, de plus d'emplois mais ces réformes prennent du temps et elles sont de la plus haute priorité pour tous les dirigeants européens", a poursuivi M. Van Rompuy. "Les réformes sont un élément clef", a-t-il dit.

Concernant le chômage chez les jeunes il a souligné que "la qualité des politiques" menées par chaque pays était déterminante et que "ce n'est pas une coïncidence si il est de 8% en Autriche et de 50% en Espagne".

Dans un discours vendredi matin à l'Ecole des Sciences économiques de Stockholm, le président de l'UE avait a notamment évoqué les difficiles relations franco-allemandes auxquelles il a été confronté au sein de l'UE.

Il raconte qu'une heure avant le début de son premier Conseil européen en février 2010 le président Nicolas Sarkozy et la chancelière Angela Merkel sont entrés dans son bureau et "ils étaient en clair désaccord". C'était le début de la crise grecque, rappelle M. Van Rompuy.

"Bien sûr quand Paris et Berlin sont d'accord les autres parfois protestent ou ont le sentiment qu'une décision leur est imposée", dit-il.

A l'extérieur, on sous-estime combien éloignées sont souvent les positions de départ entre ces deux pays, poursuit le président pour qui "en fait, chaque accord franco-allemand est un compromis laborieux, impliquant souvent d'autres acteurs de Bruxelles ou d'autres capitales...mais quand les deux ne sont pas d'accord, les gens se plaignent aussi".

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