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L'Europe veut la vérité sur le meurtre "abominable" de Jamal Khashoggi

©EPA

Le président du Conseil européen Donald Tusk a demandé ce mercredi que "tous les détails" soient connus sur les circonstances du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.

"Le seul intérêt de l'Europe est de connaître tous les détails de cette affaire, quels que soient les commanditaires" a déclaré ce mercredi Donald Tusk, le président du Conseil européen.

Lors d'une intervention devant le Parlement européen, le président Tusk a dénoncé "l'assassinat choquant" du journaliste saoudien.

"C'est un crime abominable, tellement abominable que la moindre hypocrisie de notre part nous couvrirais de honte"
Donald Tusk
Président du Conseil de l'UE

"C'est un crime abominable, tellement abominable que la moindre hypocrisie de notre part nous couvrirait de honte", a-t-il martelé face aux 751 élus réunis à Strasbourg.

Jamal Khashoggi, journaliste au Washington post et exilé aux États-Unis, a disparu le 2 octobre dernier lors d'une visite au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul. Il venait demander des papiers pour son mariage.

La suite est atroce. Selon le président Erdogan et les médias turcs, Jamal Khashoggi a été torturé, décapité et démembré par un "commando" d'une quinzaine d'agents venus de Riyad pour le mettre à mort.

L'Arabie saoudite a finalement reconnu la mort du journaliste lors d'une "rixe", sans donner de détails sur les circonstances exactes.

Ce scandale isole le gouvernement de Riyad, tandis que les États-Unis et l'Union européenne exigent que la lumière soit faite sur ce meurtre.

L'Europe divisée

Mais l'Union européenne apparaît divisée sur la réplique à donner. L'Allemagne a suspendu tout nouveau contrat de ventes d'armes au royaume saoudien. La chancelière allemande Angela Merkel a demandé que les autres états de l'UE fassent de même, mais ni la France ni la Belgique n'ont suivi.

Comme l'Allemagne, de nombreux députés européens ont réclamé mardi en séance plénière que les ventes d'armes à l'Arabie saoudite soient suspendues.

La haute représentante de l'UE Federica Mogherini a demandé "une enquête rapide claire et transparente" mais elle n'a pas appuyé la demande des élus, estimant qu'il y avait trop de "zones d'ombre" dans cette affaire. Comme la cheffe de la diplomatie européenne, la Commission européenne ne suit pas la position allemande.

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