L'ex-candidate française à la Commission Sylvie Goulard inculpée pour détournement de fonds publics

Sylvie Goulard ©AFP

Sylvie Goulard, éphémère ministre et ex-candidate de la France à la Commission européenne, a été mise en examen vendredi dernier pour détournement de fonds publics dans l'affaire des emplois présumés fictifs du MoDem au Parlement européen.

L'ex-eurodéputée MoDem (parti centriste français) Sylvie Goulard a été inculpée vendredi par la juge chargée de l'enquête sur les emplois présumés fictifs des assistants de députés européens. Mme Goulard, qui a échoué à être nommée dans la nouvelle Commission européenne en raison de cette enquête, a été mise en examen pour "détournement de fonds publics".

Les magistrats du pôle financier du tribunal de Paris ont depuis le 15 novembre mis en examen plusieurs personnes dans cette enquête, notamment pour "complicité de détournement de fonds publics". Parmi eux figurent l'ancien garde des Sceaux Michel Mercier et le directeur financier du MoDem Alexandre Nardella.

Cette affaire a coûté à Sylvie Goulard sa place dans la nouvelle Commission européenne, refusée en octobre par les eurodéputés.

Le président du MoDem François Bayrou est pour sa part convoqué ce vendredi. Les magistrats cherchent à déterminer si des collaborateurs parlementaires ont été rémunérés par les fonds du Parlement européen alors qu'ils étaient en réalité affectés à d'autres tâches pour le parti centriste. L'ouverture d'une enquête préliminaire du parquet de Paris, en juin 2017, avait entraîné la démission de M. Bayrou du poste de ministre de la Justice, de même que celles de Marielle de Sarnez du poste de ministre des Affaires européennes et de Sylvie Goulard du poste de ministre des Armées.

Cette affaire, ajoutée à la polémique sur des prestations réalisées pour un think tank américain, a coûté à Sylvie Goulard sa place dans la nouvelle Commission européenne, refusée en octobre par les eurodéputés. L'ancienne eurodéputée (2009-2017), actuellement vice-gouverneure de la Banque de France, avait accepté cet été de rembourser au Parlement européen 45.000 euros. Cette somme correspond à huit mois de salaire d'un de ses assistants, Stéphane Thérou, pour lequel elle n'avait pas pu fournir "de preuve de travail".

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