Publicité

L'interdiction d'entrer sur le territoire américain irrite les Européens

©AFP

La décision des États-Unis de maintenir l'interdiction d'entrée sur leur territoire aux voyageurs en provenance de l'espace Schengen commence à susciter des crispations dans les capitales européennes et les milieux diplomatiques.

Malgré les demandes de réciprocité de l'Union européenne, les États-Unis ont décidé le 26 juillet de prolonger l'interdiction aux personnes en provenance de l'espace Schengen et de l'Irlande d'entrer sur le territoire américain. Cette décision commence à susciter des crispations au niveau européen.

En juin dernier, après plus d'un an de restrictions, l'UE autorisait à nouveau aux voyageurs américains l'entrée sur son territoire, à condition qu'ils soient vaccinés contre le Covid-19 ou qu'ils présentent un test covid négatif. Les Européens étaient en droit d'attendre une mesure réciproque de la part des États-Unis. Mais Washington maintient ses frontières fermées depuis mars 2020, même aux Européens vaccinés.

Pour motiver sa décision, l'administration Biden met en avant la propagation du variant Delta. L'explication convainc peu.

"Il y a de bonnes raisons de dire que cette interdiction doit être levée."
Adalbert Jahnz
Porte-parole de la Commission

"La réciprocité est importante", dit un porte-parole de la Commission, Adalbert Jahnz. "Il y a de bonnes raisons de dire que cette interdiction doit être levée. Nous restons attentifs en particulier aux ressortissants européens qui vivent aux États-Unis et ne peuvent toujours pas rentrer en Europe par peur de ne pas pouvoir retourner là-bas", ajoute-t-il.

Cette situation irrite de plus en plus les capitales européennes et les milieux d'affaires, d'autant que la campagne de vaccination s'est accélérée en Europe. "C'est une grande déception. On aimerait que cela avance plus vite", confie un diplomate européen.

La Commission reste prudente

"Nous attendons une nouvelle date. Nous sommes prêts à travailler rapidement, mais nous constatons que ce n'est pas le cas du côté américain."
Adalbert Jahnz
Porte-parole de la Commission européenne

La Commission s'est abstenue de critiquer l'administration américaine après l'annonce de cette décision, dans la mesure où elle entend "respecter la souveraineté des États tiers" et ne pas nuire à la reprise des relations transatlantiques.

"Nous continuons à discuter de ce dossier avec les représentants américains dans un groupe de travail créé après le sommet des présidents en juin. Nous attendons une nouvelle date. Nous sommes prêts à travailler rapidement, mais nous constatons que ce n'est pas le cas du côté américain", ajoute Adalbert Jahnz.

La réouverture des frontières est, en principe, une décision mathématique qu'un pays applique envers un autre se trouvant dans une meilleure situation sanitaire. Mais dans la pratique, les disparités sont importantes.

La seule possibilité pour les voyageurs européens de se rendre aux États-Unis reste d'obtenir une autorisation spéciale, en plus d'être vacciné et de présenter un test PCR de moins de 72 heures, ou à condition de présenter un test PCR de moins de 72 heures et de respecter une quarantaine.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés