L'UE autorise les voyageurs d'une quinzaine de pays, les Etats-Unis exclus

L'UE rouvre ses frontières à 15 pays dont elle juge les conditions épidémiologiques équivalentes aux siennes. ©Photo News

Les pays de l'UE ont convenu de rouvrir les frontières de l'Union et de l'espace Schengen à partir de ce mercredi aux voyageurs d'une liste de 15 pays, qui comprend la Chine sous condition, mais qui exclut les Etats-Unis.

L'Union européenne (UE) va rouvrir ses frontières extérieures à 15 États tiers à partir de ce mercredi 1er juillet, après plusieurs mois de restrictions liées à la crise du coronavirus. 

Vendredi dernier, les ambassadeurs des 27 États de l'UE étaient tombés d'accord pour recommander une réouverture des frontières extérieures à 14 pays (Algérie, Australie, Canada, Géorgie, Japon, Monténégro, Maroc, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Serbie, Corée du Sud, Thaïlande, Tunisie, Uruguay) auxquels s'ajoute la Chine sous certaines conditions. Il est probable que les micro-États, comme Monaco, Saint-Marin et le Vatican, soient ajoutés à la liste. 

15
Etats tiers
L'UE recommande de rouvrir les frontières extérieures à 15 États, dont la Chine sous certaines conditions.

Samedi, la présidence croate de l'UE avait demandé aux États européens de prendre une position sur cette liste. Mais trois pays, l'Italie, la Pologne, en pleine élection présidentielle, et l'Espagne avaient demandé plus de temps pour s'exprimer

Deux États lèvent leurs réticences

L'échéance du 1er juillet approchant, la présidence croate a lancé lundi après midi une "procédure écrite" demandant à chaque État de se prononcer sur la liste. Pour prendre cette décision, il n'est pas besoin d'unanimité entre les Vingt-Sept, la majorité qualifiée suffit (15 États sur 27, représentant au moins 65% de la population européenne).

Selon nos informations, l'Espagne et la Pologne auraient levé leurs réticences lundi. La position de l'Italie était encore inconnue.

L'UE recommande donc ce mardi de rouvrir les frontières extérieures à 15 États, dont la Chine sous certaines conditions. Cette recommandation ne préjuge toutefois en rien de la décision finale de chaque État, l'ouverture d'une frontière étant une compétence nationale. Il serait étonnant que les États ne suivent pas cette recommandation, car l'ouverture des frontières d'un seul d'entre eux permet l'accès à tout l'espace Schengen.

La liste sera adaptée toutes les deux semaines. 

Les États-Unis exclus

Les États-Unis, le Brésil et la Russie n'ont pas été retenus dans la liste. Ces pays, comme d'autres dans le monde, sont jugés trop exposés à la pandémie de coronavirus. 

Les États-Unis sont devenus l'épicentre mondial de la pandémie, avec plus de 127.000 décès pour 2,6 millions de cas d'infection sur une population de 328 millions d'habitants.

Pour élaborer la liste, les ambassadeurs européens ont utilisé plusieurs critères. L'un d'eux exclut les pays dont le taux d'infection est supérieur à celui de la moyenne européenne (16 cas pour 100.000 habitants lors des deux dernières semaines).

127.000
décès
Les États-Unis sont devenus l'épicentre mondial de la pandémie, avec plus de 127.000 décès pour 2,6 millions de cas d'infection.

Les négociations sur les pays retenus dans la liste ont été âpres. La semaine dernière, une cinquantaine de pays avaient été retenus. 

La Commission européenne aurait souhaité, dans un premier temps, établir les critères d'admissibilité et, dans un second temps, déterminer quels États tiers remplissent ces critères.

Mais les ambassadeurs ont préféré une autre méthodologie. Se mettre d'accord sur le nombre d'États tiers, une quinzaine, pour lesquels les frontières seraient levées, avant de choisir lesquels sur base des critères.

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