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L'UE propose un plan à 3 milliards d'euros à la Biélorussie si elle devient démocratique

"Quand la Biélorussie entamera sa transition démocratique pacifique, l'UE sera là pour l'accompagner", a affirmé Ursula Von der Leyen, la présidente de la Commission européenne ©REUTERS

L'UE a dévoilé les détails de son plan de soutien à la démocratie biélorusse, composé de subventions et de prêts destinés à lever des investissements publics et privés.

La Commission européenne a présenté, ce vendredi, aux États membres (Conseil) son plan à 3 milliards d'euros pour soutenir la Biélorussie "dès qu'elle aura entamé une transition démocratique". L'Union européenne (UE) espère même "mobiliser jusqu'à 5 milliards d'euros" avec l'aide d'un forum d'investissement qu'elle se promet d'organiser ainsi que d'une conférence internationale des donateurs pour la Biélorussie.

"Aucune répression, aucune brutalité ni coercition n'apportera de légitimité à votre régime autoritaire."
Ursula von der Leyen
Présidente de la Commission européenne

Un budget de transition de 400 millions d'euros de subventions sera aussi mobilisé pour soutenir la transition démocratique et les réformes structurelles (justice, soutien à la société civile, aux PME, réformes économiques, enseignement, santé, aides aux plus démunis, etc.) D'autres soutiens sont promis pour la transition climatique et numérique.

Un signal aux autorités biélorusses

L'UE dit adresser non seulement un message à la population de ce pays et à son "désir de changement et de démocratie", mais aussi aux autorités. "Aucune répression, aucune brutalité ni coercition n'apportera de légitimité à votre régime autoritaire. Jusqu'à présent, vous avez ignoré de manière flagrante le choix démocratique du peuple biélorusse. Il est temps de changer de cap. Quand - et nous pensons que c'est uniquement une question de temps - la Biélorussie entamera sa transition démocratique pacifique, l'UE sera là pour l'accompagner", a affirmé Ursula Von der Leyen, la présidente de la Commission européenne.

Lundi soir, l'UE avait ouvert la voie à la fermeture de son espace aérien pour les compagnies biélorusses et appelé à ne plus survoler la Biélorussie, après le détournement vers Minsk, par les autorités biélorusses, d'un avion de ligne Athènes-Vilnius qui a permis au régime Loukachenko d'arrêter un opposant, Roman Protassevitch, et sa compagne Sofia Sapega, présents à bord. Elle a aussi annoncé l'arrivée de nouvelles sanctions, dont des sanctions économiques sectorielles.

L'UE ne reconnaît pas le résultat des élections du 9 août 2020 qui ont, selon le régime souvent présenté comme la dernière dictature d'Europe, reconduit au pouvoir le président Alexander Loukachenko. Elle dénonce aussi la violente répression des manifestations populaires qui ont contesté ces élections.

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