L'UE veut autoriser les voyageurs vaccinés à entrer en Europe

La Commission veut ouvrir les frontières aux personnes qui ont reçu, au moins 14 jours avant leur arrivée, la dernière dose d'un vaccin autorisé par l'UE. ©REUTERS

La Commission européenne propose d'ouvrir les frontières aux voyageurs vaccinés provenant des pays tiers de l'UE, ainsi qu'un mécanisme d'urgence face aux nouveaux variants.

À quelques semaines des vacances d'été, l'Union européenne (UE) veut inciter ses États membres à s'ouvrir pour permettre une relance du secteur touristique frappé par la pandémie. La Commission européenne a proposé lundi d'autoriser aux voyageurs non essentiels provenant de pays tiers d'entrer à nouveau sur le territoire de l'UE.

Cette autorisation s'appliquera aux personnes qui ont reçu, au moins 14 jours avant leur arrivée, la dernière dose d'un vaccin autorisé par l'UE et à celles qui proviennent de pays où "la situation épidémiologique est bonne". Actuellement, seuls sept pays figurent sur cette liste, mais celle-ci sera élargie, affirme la Commission.

"Nous disposons de preuves qu'une personne vaccinée brise la chaîne de transmission du virus."
Un haut fonctionnaire européen

Cette proposition doit encore être adoptée par le Conseil européen. Les ambassadeurs des 27 États membres l'examineront ce mercredi. "Le texte pourrait entrer en vigueur d'ici la fin du mois, de manière à coïncider avec l'adoption du certificat vert numérique", dit un haut fonctionnaire européen.

Avoir le bon vaccin

Les restrictions frontalières ont considérablement impacté le secteur touristique. Cette nouvelle mesure, qui tient compte de l'évolution des campagnes de vaccination, est basée sur les derniers avis scientifiques en matière de vaccins. "Nous disposons de preuves qu'une personne vaccinée brise la chaîne de transmission du virus", affirme cette source.

Le vaccin reçu par le voyageur devra être autorisé par l'EMA ou figurer sur la liste des vaccins homologués en urgence par l'OMS.

"Il faut renforcer notre capacité de réaction commune en cas de variant dangereux."
Un haut focntionnaire

Mécanisme d'urgence

En contrepoids de cette ouverture, la Commission propose aussi de créer un mécanisme d'urgence pour éviter la propagation de variants dangereux. L'objectif de cette mesure est de coordonner rapidement la réaction des 27 États membres dans le cas où un nouveau variant dangereux est découvert.

"Il faut renforcer notre capacité de réaction commune en cas de variant dangereux", ajoute le haut fonctionnaire.

Situation épidémiologique

La Commission européenne propose d'élargir la liste des pays tiers dont les ressortissants sont autorisés à entrer dans l'UE, quel que soit leur statut vaccinal. Cette liste est actuellement limitée à sept États. Il s'agit de l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Rwanda, Singapour, la Corée du Sud, la Thaïlande et la Chine.

7
pays tiers
Actuellement, les ressortissants de sept pays tiers seulement (Australie, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Singapour, Corée du Sud, Thaïlande et Chine) peuvent entrer dans l'UE sans restriction. La Commission européenne veut élargir la liste.

L'exécutif européen propose d'élargir cette liste en assouplissant le critère du taux d'incidence sur 14 jours. Ce taux serait relevé de 25 à 100 pour 100.000 habitants, ce qui reste en dessous de la moyenne dans l'UE, actuellement de plus de 420. Certains pays, comme Israël, en feront partie. D'autres, comme les États-Unis, ne seront pas inclus pour l'instant.

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