La Belgique doit se trouver un commissaire pour jeudi

La personne retenue par les négociateurs de la coalition suédoise devra "obtenir l'accord du gouvernement actuel", rappelle Elio Di Rupo. ©BELGA

Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, demande qu'un ou plusieurs candidats belges au poste de commissaire européen soient présentés. Le temps presse, puisque le candidat s'entretiendra jeudi avec Jean-Claude Juncker.

Le président-désigné de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, entamera mardi des auditions avec les candidats commissaires proposés par les gouvernements. Le dernier créneau a été réservé jeudi pour la Belgique, seul Etat membre à n'avoir pas encore arrêté son choix.    

Juncker s'entretiendra pendant une demi-heure avec chacun des candidats, afin de travailler à la composition finale de son équipe. L'octroi des portefeuilles est l'un des enjeux délicats, de nombreux pays convoitant les gros portefeuilles économiques.

Poussé dans le dos par le Parlement européen,  Juncker a également fait savoir qu'il voulait une Commission composée d'un nombre signifcatif de femmes. Or, jusqu'à présent, ce souhait n'a pas vraiment été entendu.

• Un poste a d'ores et déjà été attribué: samedi soir, les chefs d'Etat et de gouvernement ont désigné l'Italienne Federica Mogherini au poste de Haute représentante pour la politique étrangère, synonyme de vice-présidence de la Commission. Juncker a eu un entretien avec Mme Mogherini avant sa désignation samedi, souligne-t-on à son cabinet.

 

Tous les autres postes doivent maintenant être attribués par le Luxembourgeois, qui pourrait aussi, le cas échéant, demander à l'un ou l'autre Etat de lui soumettre un candidat différent.


Express

La Belgique est le dernier pays membre à n'avoir soumis aucun candidat à la Commission, malgré l'échéance fixée au 31 juillet dernier par son président désigné Jean-Claude Juncker. Les candidats évoqués (notamment Didier Reynders et Marianne Thyssen) n'ont jusqu'ici pu être départagés, en raison d'arbitrages difficiles au sein de la future coalition.

     

→ Qui pour la Belgique?

En tout état de cause, le temps presse pour la Belgique, qui devra choisir son ou sa commissaire dans les prochains jours. Le ou la candidat(e) s'entretiendra avec  Juncker jeudi.

"Une décision sera prise et communiquée dans quelques jours concernant le candidat belge pour la Commission", se bornait-on dimanche à indiquer dans l'entourage des co-formateurs.

4 noms. Plusieurs noms sont évoqués depuis plusieurs semaines: l'eurodéputée CD&V Marianne Thyssen, le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders (MR) et le commissaire belge sortant, Karel De Gucht.  Un quatrième nom a émergé ces derniers jours en la personne de Gwendolyn Rutten, présidente de l'Open Vld, mais celui-ci est considéré comme peu réaliste par certains négociateurs.

Le Premier ministre en affaires courantes Elio Di Rupo a regretté samedi soir que la Belgique ait été critiquée parce qu'elle tarde à désigner son commissaire européen. 

 

Di Rupo a de la peine

Plus tôt dans la soirée, le président désigné de la Commission, Jean-Claude Juncker, a accusé le pays de "paralyser l'Europe" en l'empêchant de constituer son équipe. "Ca me fait beaucoup de peine", a commenté Di Rupo, à l'issue du sommet européen. "Je me suis toujours battu pour que la Belgique rayonne en Europe. Je n'aime pas qu'on montre du doigt la Belgique comme le mauvais élève", a-t-il dit. Il a précisé que Jean-Claude Juncker avait demandé qu'un ou plusieurs candidats soient présentés "dans les trois jours".

La personne retenue par les négociateurs de la coalition suédoise devra "obtenir l'accord du gouvernement actuel", a-t-il glissé au passage.

Interrogé sur un possible véto de la majorité en affaires courantes, il a botté en touche. "En politique, j'en ai déjà vu", a-t-il simplement répondu.

Di Rupo a enfin souligné qu'il revenait à "chaque famille politique (européenne) de faire un effort" pour que suffisamment de femmes soient présentées à la Commission, comme l'exige le Parlement européen. Selon lui, la famille socialiste a déjà fourni un tel effort, notamment en défendant la candidature de l'Italienne Federica Mogherini, nommée samedi soir Haute représentante pour la politique étrangère (et par conséquent vice Présidente de la Commission).

 

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