La Belgique favorable à la transformation de la FESF en un fonds d'assurance

"Nous sommes d'accord avec la proposition de transformer la FESF en un fournisseur de garanties", a indiqué Yves Leterme. Il s'agit de couvrir les pertes des investisseurs, notamment les banques, pour une partie des pertes éventuelles sur les obligations d'Etat.

 La Belgique est favorable à la transformation de la Facilité européenne de stabilité financière (FESF) en un fonds d'assurance permettant de couvrir les pertes éventuelles des investisseurs sur la dette des Etats, a indiqué le Premier ministre, Yves Leterme, à l'issue d'un comité ministériel restreint samedi matin.

Le kern s'est réuni samedi pour évoquer les différentes pistes envisagées au niveau européen pour apaiser la crise de la dette, avant un week-end de tractations entre les 27. Les ministres des Finances tenteront samedi de mettre au point une réponse globale, avant un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement dimanche.

"Nous sommes d'accord avec la proposition de transformer la FESF en un fournisseur de garanties", a indiqué Yves Leterme. Il s'agit de couvrir les pertes des investisseurs, notamment les banques, pour une partie des pertes éventuelles sur les obligations d'Etat.

Les discussions portent également sur l'implication de la Banque centrale européenne (BCE). Plusieurs pays, dont la Belgique, voudraient que la FESF puisse s'approvisionner auprès de l'institution de Francfort, à l'instar des banques privées.

"Nous sommes ouverts aux propositions qui sont sur la table. Nous croyons que la FESF pourra agir à terme comme une sorte de banque", a ajouté Yves. Leterme.

Mais selon le Premier ministre, la Belgique veut avant tout un accord, qui permettra à la zone euro de se sortir d'une passe très difficile.

Un autre point délicat est l'implication du secteur privé dans la remise de dette offerte à la Grèce. Yves Leterme a insisté sur la nécessité d'équilibre. "On doit atteindre un niveau qui permette d'alléger substantiellement les charges sur la Grèce, mais qui en même temps ne constitue pas un défaut de paiement", a-t-il affirmé.

La Belgique souhaite enfin que le sommet européen se prononce dimanche en faveur d'une taxe sur les transactions financières sur base de la proposition récente de la Commission. Elle veut aussi que les 27 mentionnent la nécessité de politiques favorables à la croissance et la piste des euro-obligations.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés