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La capitaine du Sea-Watch déclarée libre par la justice italienne

©AFP

L'assignation à résidence de la capitaine du Sea-Watch a été levée ce mardi par la Justice italienne.

Un tribunal d'Agrigente, en Sicile, a levé ce mardi l'assignation à résidence de Carola Rackete, capitaine du navire de l'ONG allemande Sea-Watch, arrêtée ce week-end à Lampedusa après avoir accosté de force à Lampedusa avec 41 migrants secourus au large de la Libye. Le juge chargé de l'enquête préliminaire a en effet indiqué aux médias italiens qu'un décret italien sur la sécurité n'était "pas applicable aux actions de sauvetage".

Matteo Salvini, ministre italien de l'Intérieur et chef de la Ligue, mouvement d'extrême droite, a fait savoir qu'il espérait davantage de sévérité de la part de la justice, mais a promis de l'expulser le plus tôt possible car elle est "dangereuse pour la sécurité nationale". La mesure d'éloignement du territoire italien, avec accompagnement à la frontière, doit encore être confirmée par les autorités judiciaires, a-t-il précisé.

"Elle retournera dans son Allemagne, où il ne seraient pas aussi tolérants avec une Italienne si elle devait attenter à la vie de policiers allemands."
Matteo Salvini

"Elle retournera dans son Allemagne, où il ne seraient pas aussi tolérants avec une Italienne si elle devait attenter à la vie de policiers allemands", a-t-il commenté. "L'Italie a relevé la tête: nous sommes fiers de défendre notre pays et d'être différents des autres petits leaders européens qui pensent pouvoir encore nous traiter comme leur colonie", a-t-il ajouté.

L'ONG Sea-Watch a pour sa part exprimé son soulagement dans un tweet: "Nous sommes soulagés que notre capitaine soit libre! Il n'y avait aucune raison de l'arrêter, car elle était engagée dans la défense des droits de l'homme en Méditerranée et prenait ses responsabilités là où aucun gouvernement européen ne le faisait".

Carola Rackete, qui est âgée de 31 ans, est accusée d'avoir mis en danger la vie de quatre policiers qui se trouvaient à bord d'une vedette des gardes-côtes heurtée par le Sea-Watch 3 au moment où il accostait de force. Les autorités italiennes lui reprochent en outre d'avoir ignoré les ordres de la marine et de s'être rendue complice de passeurs.

Le Sea-Watch 3, qui navigue sous pavillon néerlandais, est resté dans les eaux internationales pendant plus de deux semaines avant que la capitaine ne décide d'accoster de force à Lampedusa. Les 41 Africains débarqués samedi du navire ont été accueillis dans un centre d'hébergement. Selon Matteo Salvini, plusieurs pays européens se sont dits prêts à les recevoir.

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