La coalition britannique prend une gifle électorale

Les électeurs britanniques ont sanctionné le gouvernement Cameron lors des élections locales de jeudi. Les travaillistes, dans l'opposition au niveau national, auraient obtenu 39% des votes, selon une première estimation. Les conservateurs de David Cameron devraient se contenter de 31% des votes, tandis que les Libéraux-démocrates de Nick Clegg enregistreraient leur plus mauvais score. Mais la ville de Londres resterait aux mains des conservateurs.

Les conservateurs et libéraux démocrates au pouvoir depuis 2010 semblaient partis pour essuyer un sérieux revers lors d'élections locales en Grande-Bretagne, au profit du parti travailliste d'opposition, selon les premiers résultats publiés ce vendredi matin.

Le Labour a pris le contrôle de plus de 20 conseils municipaux -181 sont en jeu- dont celui de Birmingham, la deuxième ville du pays, de Liverpool et Cardiff selon les résultats disponibles après dépouillement de plus de la moitié des bulletins en Angleterre et au pays de Galles. Les résultats pour l'Ecosse et ceux de la bataille pour la mairie de Londres sont attendus en fin de journée.

Sur un plan national, les travaillistes pourraient obtenir 39% des voix, en hausse de trois points, contre 31% pour les conservateurs, en baisse de 4 points, selon les estimations de la BBC .

"Boris" en tête à Londres

Mais à Londres, le maire sortant conservateur Boris Johnson, 47 ans, était donné gagnant devant le travailliste Ken Livingstone. Conserver la capitale mettrait du baume au coeur du Premier ministre David Cameron, dont l'image a été écornée des dernières semaines par les mauvais résultats économiques et les rebondissements du scandale des écoutes téléphoniques au sein du groupe Murdoch.

Les résultats des Libéraux-démocrates, associés aux conservateurs au sein du gouvernement de coalition, promettent d'être les plus mauvais jamais réalisés par le parti. Les "lib-dem" ont notamment perdu leur bastion de Cambridge.

Plus de 5.000 sièges étaient en compétition dans 181 conseils municipaux d'Angleterre, d'Ecosse et du Pays-de-Galles. La participation est estimée à 32%, la plus basse depuis 2000.

Autre déconvenue pour le Premier ministre, son appel à élire directement au suffrage universel les maires d'une dizaine de grandes villes ne semblait pas avoir été suivi par les électeurs. Les électeurs de Manchester, Nottingham, Bradford et Coventry notamment, consultés par référendum local, ont rejeté le vote direct au suffrage universel de leur maire. David Cameron avait indiqué qu'il voulait "un Boris dans chaque ville", allusion au flamboyant maire de Londres.

Le ministre des Affaires étrangères William Hague a relativisé sur la BBC l'ampleur des pertes pour les conservateurs, jugeant qu'ils "se situaient dans une fourchette normale pour les résultats à mi-mandat pour un gouvernement". Il a souligné que les travaillistes "ne faisaient pas un si bon score, puisqu'ils n'atteignent pas 40%".

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