La France abaisse sa prévision de croissance pour 2011

Nicolas Sarkozy s'attaque aux avantages fiscaux ou exonérations dont bénéficient les ménages ou les entreprises. Il annonce 10 milliards d'euros de nouvelles mesures pour réduire les déficits publics, afin de tenir les engagements européens. Et il communique aussi une révision à la baisse de la prévision de croissance française pour 2011, à 2% contre 2,5% précédemment.

La France a revu à la baisse ce vendredi sa prévision de croissance pour 2011, à 2% contre 2,5% précédemment, et estimé que celle pour 2010 (1,4%) serait "atteinte ou dépassée". "Après une hausse du PIB de 0,2% au premier trimestre, une croissance de 0,6% a été enregistrée au 2ème trimestre", rappelle l'Elysée dans le communiqué.

"Compte tenu de ce rebond de l'activité, la perspective de croissance de 1,4% sera atteinte ou dépassée pour l'année 2010. Ceci autorise aussi, en cohérence avec les prévisions de l'OCDE, une prévision de croissance de 2% pour 2011", poursuivent les services de la présidence

La prévision française était jugée "trop optimiste" par le Fonds monétaire international, qui estimait que la France devra faire des "efforts supplémentaires" d'économies pour ramener d'ici à 2013 le déficit à 3% du PIB (seuil de Maastricht), comme elle s'y est engagée.

Avant la grande rentrée du gouvernement, pour le conseil des ministres du 25 août, Nicolas Sarkozy avait réuni au Fort de Brégançon (Var) le Premier ministre et les ministres de Bercy, pour parler budget, croissance et déficits. Le chef de l'Etat, le chef du gouvernement François Fillon, les ministres de l'Economie Christine Lagarde et du Budget François Baroin se sont ainsi retrouvés dans la résidence d'été présidentielle.

Nicolas Sarkozy a aussi annoncé 10 milliards d'euros de nouvelles mesures pour réduire les déficits publics, afin de tenir ses engagements européens, en même temps qu'une révision en baisse de la prévision de croissance pour 2011.


L'Elysée a fait savoir que "10 milliards d'euros de niches fiscales et sociales seront supprimées à l'automne".
Par "niches fiscales et sociales", l'excécutif français désigne des avantages fiscaux ou exonérations dont bénéficient les ménages ou les entreprises.


L'objectif est de ramener le déficit public de 8% du Produit intérieur brut (PIB) actuellement à 6% en 2011 puis à 3% en 2013, soit la valeur de référence inscrite dans les traités européens. Il s'agit d'un engagement pris vis-à-vis de Bruxelles.


"Le président a indiqué que la réduction du déficit public à 6% du PIB en 2011, quel que soit le niveau de croissance, constitue un objectif majeur pour le pays", a fait savoir l'Elysée à l'issue de cette réunion avec le Premier ministre François Fillon et les ministres Christine Lagarde (Economie) et François Baroin (Budget).


Les exonérations qui seront supprimées n'ont pas été précisées. Le total de ces "niches fiscales et sociales" est estimé à 75 milliards d'euros en 2010. Elles vont de réductions d'impôts pour certaines professions à une TVA réduite pour les travaux de logement par exemple, en passant par des aides fiscales aux ménages employant des aides à domicile, pour les gardes d'enfants par exemple.


Cette réunion de pré-rentrée avait pourtant été précédée, pour le gouvernement, par une relative bonne nouvelle, le 13 août, avec l'annonce d'un taux de croissance de 0,6% au deuxième trimestre, supérieur aux attentes.

 

Avant la grande rentrée du gouvernement, pour le conseil des ministres du 25 août, Nicolas Sarkozy réunit vendredi au Fort de Brégançon (Var) le Premier ministre et les ministres de Bercy, pour parler budget, croissance et déficits.

Le chef de l'Etat, le chef du gouvernement François Fillon, les ministres de l'Economie Christine Lagarde et du Budget François Baroin se retrouveront dans la résidence d'été présidentielle à partir de 11h30. Après leur réunion, un déjeuner de travail est prévu.

M. Sarkozy regagnera ensuite la résidence familiale de son épouse, au Cap Nègre, à quelques dizaines de kilomètres de Brégançon.

Avant la réunion avec ses ministres, le président s'entretiendra avec ses principaux conseillers, Claude Guéant (secrétaire général de l'Elysée), Xavier Muscat (économie), Raymond Soubie (social) et Franck Louvrier (communication).

Un communiqué sera publié à l'issue de la réunion et du déjeuner de travail.

Au programme: la croissance, le budget 2011 et les déficits abyssaux de la France, dont la réduction est l'une des priorités la politique économique du gouvernement.

Les deux têtes de l'exécutif et les ministres jaugeront l'ampleur du "coup de rabot", selon le terme de M. Fillon, à donner aux très nombreuses niches fiscales. Toutefois, il ne devrait pas y avoir de décisions définitives car "les arbitrages se feront dans les jours à venir", a précisé M. Louvrier à l'AFP.

Les 470 niches fiscales recensées représentent un manque à gagner pour l'Etat en 2010 de 75 millions d'euros. En en supprimant plusieurs, le gouvernement espère réaliser une économie de 8,5 à 10 milliards d'euros.

Même si elle n'est pas officiellement à l'ordre du jour, la réforme des retraites, discutée à l'Assemblée à partir du 7 septembre, devrait également être évoquée.

Selon le Fonds monétaire international et l'agence de notation Moody's, sa mise en oeuvre permettrait de contribuer à assainir les finances publiques du pays.

Avant la grande rentrée du gouvernement, pour le conseil des ministres du 25 août, Nicolas Sarkozy réunit vendredi au Fort de Brégançon (Var) le Premier ministre et les ministres de Bercy, pour parler budget, croissance et déficits.

Le chef de l'Etat, le chef du gouvernement François Fillon, les ministres de l'Economie Christine Lagarde et du Budget François Baroin se retrouveront dans la résidence d'été présidentielle à partir de 11h30. Après leur réunion, un déjeuner de travail est prévu.

M. Sarkozy regagnera ensuite la résidence familiale de son épouse, au Cap Nègre, à quelques dizaines de kilomètres de Brégançon.

Avant la réunion avec ses ministres, le président s'entretiendra avec ses principaux conseillers, Claude Guéant (secrétaire général de l'Elysée), Xavier Muscat (économie), Raymond Soubie (social) et Franck Louvrier (communication).

Un communiqué sera publié à l'issue de la réunion et du déjeuner de travail.

Au programme: la croissance, le budget 2011 et les déficits abyssaux de la France, dont la réduction est l'une des priorités la politique économique du gouvernement.

Les deux têtes de l'exécutif et les ministres jaugeront l'ampleur du "coup de rabot", selon le terme de M. Fillon, à donner aux très nombreuses niches fiscales. Toutefois, il ne devrait pas y avoir de décisions définitives car "les arbitrages se feront dans les jours à venir", a précisé M. Louvrier à l'AFP.

Les 470 niches fiscales recensées représentent un manque à gagner pour l'Etat en 2010 de 75 millions d'euros. En en supprimant plusieurs, le gouvernement espère réaliser une économie de 8,5 à 10 milliards d'euros.

Même si elle n'est pas officiellement à l'ordre du jour, la réforme des retraites, discutée à l'Assemblée à partir du 7 septembre, devrait également être évoquée.

Selon le Fonds monétaire international et l'agence de notation Moody's, sa mise en oeuvre permettrait de contribuer à assainir les finances publiques du pays.

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