La France abandonne la taxe carbone

François Fillon a estimé mardi que la taxe carbone devait se faire au niveau européen pour ne pas "plomber la compétitivité" des entreprises françaises.


François Fillon a annoncé mardi, lors d'une réunion de députés UMP à l'Assemblée, l'abandon de la taxe carbone, en soulignant qu'elle devait se faire au niveau européen, selon plusieurs participants à la réunion.
Le Premier ministre français a indiqué que cette taxe devait être européenne "pour ne pas plomber la compétitivité" des entreprises françaises.
"Il ne faut pas arrêter les réformes, car les Français ne nous le demandent pas", a ajouté M. Fillon, selon ces témoins.
"Priorité à la croissance, l'emploi, la compétitivité, la lutte contre les déficits", a-t-il dit, ajoutant qu'il fallait "terminer la réforme des collectivités et faire celle des retraites".
Le chef de gouvernement s'exprimait deux jours après la sévère défaite de la majorité aux élections régionales, devant les députés UMP réunis salle Colbert d'abord à huis clos. C'était jour de rentrée mardi à l'Assemblée. Les propos du Premier ministre devant le groupe UMP de l'Assemblée étaient rapportés par un député de la majorité présidentielle, Yannick Favennec, via le réseau social Twitter.
Quand il est arrivé vers 12H00, François Fillon a été accueilli par une standing ovation, ont indiqué plusieurs témoins. Après son discours d'environ un quart d'heure, nouvelle ovation debout.
"Je veux une confiance mutuelle", a-t-il lancé à son auditoire.
Avant l'arrivée du Premier ministre, les députés UMP avaient exprimé toutes leurs colères et inquiétudes, dans ce que leur patron Jean-François Copé a qualifié de "réunion de vérité".
Dans un entretien au Figaro Magazine à la veille du premier tour des régionales, le président Nicolas Sarkozy avait laissé présager un changement de calendrier sur la taxe carbone dont la première mouture a été recalée par le Conseil constitutionnel.
"Nous n'imposerons pas à nos industriels des contraintes si, dans le même temps, on autorise les importations venant de pays qui ne respectent aucune des règles environnementales à inonder nos marchés", avait dit le chef de l'Etat.

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