La France gagne la bataille de Waterloo à pile ou face. La Belgique réplique

©European Council

Deux cents ans après que la défaite de Waterloo a douché les ambitions européennes de Napoléon, la France a remporté une petite victoire en empêchant l'émission d'une pièce de deux euros commémorant cet événement. La Belgique contre-attaque. Elle émettra bien une pièce commémorative mais d'une valeur de 3 euros minimum.

Après avoir retiré sa proposition de frapper une pièce de deux euros rappelant la victoire des Anglais et des Prussiens sur les Français le 18 juin 1815 à Waterloo, la Belgique n'a pas dit son dernier mot.

Le ministère des Finances envisage à présent de frapper une pièce d'une valeur supérieure. De cette manière, les autorités belges espèrent contourner la réglementation en vigueur. Petit hic, cette pièce ne circulera pas via notre porte-monnaie mais par le biais des réseaux de collectionneurs.

Autrement dit, on ne pourra pas l'utiliser dans les commerces. Ainsi, aucune autorisation n'est nécessaire pour que la Belgique puisse frapper cette nouvelle pièce.

Les thèmes mis en avant sur les pièces de deux euros commémoratives doivent en effet être validés par les 19 pays utilisant la monnaie unique et approuvés par la Commission européenne.

Pour rappel, la France s'est fortement opposée à cette idée de pièce commémorative. Elle jugeait que mettre en avant une période de conflit allait à l'encontre des efforts en faveur de l'unité européenne.

En plus du modèle belge, les collectionneurs à la recherche de souvenirs de Waterloo pourront opter pour le modèle anglo-saxon.  Le Royal Mint, qui frappe la monnaie en Grande-Bretagne, propose une pièce de cinq livres sterling à l'effigie des architectes de la chute de Napoléon à Waterloo, le duc de Wellington et le maréchal Blücher.

 

 

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