La France réforme son baccalauréat

Le ministre de l’Education nationale a présenté hier les grandes lignes d’une réforme qui vise à une meilleure réussite universitaire.

Avec un taux de réussite proche de 90%, le baccalauréat français est un trompe-l’œil. Car trois ans plus tard, au seuil de la licence, il a été mesuré 60% d’échecs. C’est en partant de ce constat peu flatteur que le ministre de l’Education nationale a présenté mercredi un plan significatif visant à redresser la barre à l’horizon 2021.

Le baccalauréat millésimé 2021 sera l’aboutissement d’un contrôle continu jusqu’aux épreuves finales, comprenant un "test de positionnement" dès le milieu de la seconde.
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Jean-Michel Blanquer, dont la cote dans l’opinion du pays est au beau fixe, a mené une concertation. Résultat, dès après son discours, on pouvait entendre les réactions satisfaites de représentants des parents d’élèves ou encore sur France Info, celle d’un proviseur de lycée parisien.

Dans ses grandes lignes, le baccalauréat millésimé 2021 sera l’aboutissement d’un contrôle continu jusqu’aux épreuves finales, comprenant un "test de positionnement" dès le milieu de la seconde.

Moyenne identique

Certains éléments ne changeront pas comme la nécessité d’acquérir une moyenne générale égale ou supérieure à dix sur vingt ou encore la possibilité d’accéder à un oral de rattrapage. Surtout, l’enseignement qui mènera au Saint-Graal sera modifié en profondeur.

Il pourra être composé à la carte en fonction de chaque élève mais il comportera un socle commun (français, philosophie, histoire-géographie, enseignement moral et civique, deux langues vivantes…) auquel s’ajoutera un enseignement "humaniste et scientifique, ouvert aux enjeux de l’avenir", notion qui reste à expliciter.

Sciences informatiques, écologie…

Dès la rentrée 2019, les programmes seront modifiés et comporteront des enseignements nouveaux.
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Dans les faits, les lycéens feront donc classe commune pour les matières jugées essentielles et se répartiront ensuite dans d’autres lieux selon les spécialités choisies. Dès la rentrée 2019, les programmes seront modifiés afin que l’année 2021 soit celle du premier test grandeur nature de cette réforme ambitieuse. Ils comporteront des enseignements nouveaux comme les sciences informatiques et numériques, l’écologie ou encore l’agronomie et territoires.

À la fin de la première, les élèves seront en contrôle continu et auront déjà validé 40% de la note finale du bac avec une épreuve de français écrite et orale. L’étalement des examens se poursuivra en terminale jusqu’au début de l’été, avec quatre épreuves écrites suivies d’un grand oral de vingt minutes.

Un passage très nouveau dans la forme mais que le ministre considère comme "une compétence fondamentale pour la réussite" de la vie personnelle et professionnelle. Lui-même n’étant pas un grand orateur comme il l’a démontré hier devant la presse avec quelques hésitations qui tranchaient avec la force de ses convictions.

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