La France scrute l'évolution de l'épidémie en Belgique

Une fermeture de la frontière franco-espagnole est évoquée. Les voyageurs belges risquent-ils également d'être privés d'accès à l'Hexagone? ©Idhir Baha

Le gouvernement français se penche ce vendredi sur l'évolution de l'épidémie sur son sol. L'opportunité de fermer certaines frontières sera examinée.

"Belges, on vous déroule le tapis rouge en France." Cette phrase, lancée en juin par le secrétaire d'État français Jean-Baptiste Lemoyne, appartiendra-t-elle bientôt au passé? Il est trop tôt pour le dire, mais une chose semble certaine: l'évolution de l'épidémie en Belgique inquiète outre-Quiévrain.

370
Contaminations
Pas moins de 370 nouvelles contaminations ont été relevées en Belgique lundi.

Les chiffres relatifs au coronavirus sur notre territoire ne sont pas bons. Sur la dernière période de 7 jours, une moyenne quotidienne de 192 nouvelles contaminations a été observée, soit une hausse de 91%. Cette évolution préoccupante n'a pas échappé à nos voisins du sud.

"Il n'y a pas de tabou. Le seul objectif, c'est de protéger les Français."
Gabriel Attal
Porte-parole du gouvernement français

De quoi menacer les vacances des touristes belges dans l'Hexagone? Vendredi, un conseil défense Covid-19 est prévu à l'Élysée. La question des frontières devrait être abordée et "absolument rien n'est exclu", a assuré le porte-parole du gouvernement Castex, Gabriel Attal. "II n’y a pas de tabou. Le seul objectif, c’est de protéger les Français", a-t-il insisté.

Signaux rassurants

Si les regards se tournent en particulier vers l'Espagne, où des reconfinements locaux ont été ordonnés, la recrudescence de l'épidémie en Belgique pourrait aussi être évoquée. Contactées par nos soins, les Affaires étrangères belges assurent n'avoir "aucune indication" allant dans le sens d'une fermeture. Un premier point rassurant.

Sur une grande chaîne française, le président Macron a également évoqué récemment la "bonne organisation et coopération" entre Européens. Un deuxième signal de bon augure donc, mais qui ne préjuge pas d'éventuelles décisions futures, notamment si l'épidémie venait à flamber sur notre territoire.

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