La Grèce a besoin "d'un nouveau programme d'ajustement budgétaire"

Lucas Papademos donne son premier discours en tant que Premier ministre au parlement grec, le 14 novembre.

Le nouveau Premier ministre grec, Lucas Papademos, s'est exprimé pendant 35 minutes lundi soir devant le parlement. Il a souligné, notamment, que la participation du pays dans la zone euro "est en jeu".

La mise en oeuvre des décisions prises lors du sommet de la zone euro le 27 octobre sera la "principale tâche" du nouveau gouvernement grec, car la participation du pays dans la zone euro "est en jeu", a déclaré le nouveau Premier ministre Lucas Papademos devant le parlement lundi.

"La principale tâche de ce gouvernement, acceptée par les leaders politiques réunis chez le président, est de mettre en oeuvre les décisions du sommet (européen du 27 octobre, NDLR) et d'appliquer la politique économique liée à cette décision", a déclaré M. Papademos dans son discours de politique générale.

Il a ajouté que la Grèce aura besoin d'un nouveau programme d'ajustement pour redresser son économie, notant que les 100 jours donnés à son gouvernement d'union ne suffiraient pas à accomplir cette tâche.
"Pour poursuivre les efforts de redressement de l'économie, nous avons besoin du soutien de nos partenaires européens (...) et d'un nouveau programme d'ajustement budgétaire", a déclaré le chef du gouvernement en prévision d'un vote de confiance qui aura lieu mercredi.

M. Papademos, désigné vendredi suite à un accord de gouvernement de trois partis (socialistes, droite et extrême-droite), a prévu que le déficit public du pays en 2011 sera réduit "aux alentours de 9%" du PIB, après avoir été de 10,6% en 2010 et de 15,7% en 2009.

Concernant les détails de l'application de l'accord de Bruxelles, M. Papademos a prévu qu'un nouvel accord de prêt sera proposé au parlement grec et devra être approuvé "avant la fin de l'année". Côté désendettement, les détails de l'accord d'échange d'obligations (PSI en anglais, pour private sector involvement) vont être annoncés "immédiatement".

Dans son discours, d'une durée de 35 minutes, le nouveau Premier ministre, ancien vice-président de la Banque centrale européenne, s'est exprimé devant une chambre pleine, au premier rang de laquelle siégeait son prédécesseur, le socialiste Georges Papandréou.

"J'assume la responsabilité au moment le plus difficile de l'histoire moderne du pays, tout seul je ne peux pas y arriver", a-t-il dit aux députés.

Le vote de confiance au parlement doit intervenir mercredi, à l'issue de ce débat qui durera trois jours au total.

"Personne ne veut que le pays ne sorte de l'euro", a-t-il dit aux députés en les appelant à voter favorablement.

"Le pays peut être sauvé, cela dépend de nous", a-t-il lancé vers la fin après avoir détaillé les mesures qu'il envisage de lancer.

Tout en reconnaissant que la "cohésion sociale" du pays est menacée, il a évoqué notamment une réforme du système fiscal, une réduction du prix des médicaments, une loi simplifiant les exportations et la réduction des organismes publics ainsi que l'application du chômage technique dans la fonction publique.

Il a aussi évoqué une réforme de la justice pour réduire les délais.

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