La Grèce a une idée pour combler son trou financier

Selon Yannis Stournaras, une telle opération permettrait de couvrir une bonne partie du trou financier. © Reuters ©REUTERS

La Grèce envisage de refinancer 4,5 milliards d'euros d'obligations en 2014. Le gouvernement d'Athènes doit faire bonne figure face à la troïka des créanciers, qui surveille la bonne avancée des réformes promises.

La Grèce envisage de refinancer 4,5 milliards d'euros d'obligations arrivant à échéance en mars 2014 pour parer au trou financier prévisible l'an prochain, a indiqué lundi le ministre des Finances.

"Les obligations déjà émises par la Grèce (auprès des banques) d'un montant de 4,5 milliards d'euros, arrivent à échéance en mars 2014, et nous pensons les renouveler", a déclaré Yannis Stournaras dans un entretien publié dans le quotidien financier grec Naftémporiki.

Selon le ministre, cette opération "couvrirait une grande partie du trou financier" (remboursements d'emprunts d'Etat), qui s'élève à 10,9 milliards d'euros d'ici 2015, dont 4,4 milliards concernent l'an prochain.

A savoir

Selon l'avant projet de budget 2014, le gouvernement table sur une légère baisse de la dette publique en 2014 à 319,4 milliards d'euros, soit 174,5% du PIB, contre 321 milliards en 2013.

Ce trou financier est un sujet de préoccupation pour Athènes qui négocie actuellement avec la troïka des créanciers, UE-BCE-FMI, sur l'avancement des réformes en vue de la poursuite du versement de prêts.

Par ailleurs, Stournaras a indiqué que la Banque centrale européenne (BCE) pourrait prolonger l'échéance des obligations grecques qu'elle détient, dans l'esprit de l'accord du sommet européen du 27 novembre 2012.

Quid d'une aide supplémentaire?

Selon cet accord, une aide supplémentaire pourrait être octroyée à la Grèce à condition qu'elle remplisse ses obligations en matière d'assainissement de son économie, a rappelé le ministre.

En bref

Depuis le début de la crise de la dette en 2010, la Grèce a bénéficié de plus de 250 milliards d'euros grâce à deux programmes de prêts successifs accompagnés de mesures de rigueur drastiques.

Plusieurs solutions ont été envisagées, selon cet accord, pour réduire la dette publique: la réduction des taux d'intérêt, le refinancement de certaines obligations arrivant à échéance, le prolongement d'une "période de grâce" qui avait été déjà octroyée ou une combinaison de ces solutions.

"Nous avons jusqu'ici rempli nos obligations, il faut que nos partenaires remplissent maintenant les leurs", a souligné  Stournaras, relevant que "des ministres de la zone euro de grands pays sont incités à trouver une solution" à ce sujet.

Début septembre, le président de la zone euro, Jeroen Dijsselbloem, avait indiqué qu'Athènes aurait probablement besoin d'"une aide supplémentaire" car "les problèmes du pays ne seraient pas résolus d'ici 2014".

 

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