La Grèce durcit sa politique d'austérité

Le gouvernement grec de Georges Papandreou voit poindre de nouvelles échéances budgétaires lourdes.

La Grèce table sur un déficit public ramené à 7,4% du PIB en 2011. Outre un relèvement de la TVA, le gouvernement grec prévoit également de durcir globalement sa politique d'austérité. Ces mesures dépassent ainsi les exigences posées par l'Union européenne et le Fonds monétaire international.

Les mesures d'austérité prévues dans le budget 2011 de la Grèce excèdent de 6,13 milliards d'euros les exigences prévues dans l'accord de prêt de l'UE et du FMI. "L'objectif est de parvenir en 2011 à un déficit de 17 milliards d'euros (...) soit une réduction de 5 milliards d'euros par rapport à 2010", a indiqué le ministère des Finances dans un communiqué.

Le projet de Budget, déposé au Parlement, prévoit ainsi des coupes dans le secteur très mal géré de la santé, dans les entreprises publiques et une hausse de 2% du taux de la taxe sur la vente d'un liste de produits.  En effet, la TVA sur la plupart des produits augmenterait de deux points, de 11% à 13% pendant que celle sur les produits de luxe passera à 23%. Cela rapporterait 4 milliards d'euros supplémentaires en plus des 9,15 milliards d'euros de recettes déjà dégagées pour tenter de réduire les déficits publics. La lutte contre l'évasion fiscale sera également renforcée, les dépenses militaires limitées et les pensions gelées.

Pour 2011, Athènes table sur un déficit public ramené à 7,4% du PIB, des mesures d'austérité supplémentaires devant lui permettre d'atteindre le redressement exigé par l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI), et lui permettrait même de dépasser ces exigences. Le relèvement de la TVA s'inscrirait dans ce contexte.

Un effort de réduction budgétaire "supérieur à 14 milliards d'euros" sera pris afin de réaliser cet objectif grâce à des mesures actuelles et nouvelles, ajoute le ministère.

La TVA a déjà été augmentée deux fois en Grèce cette année, dans le cadre du plan de rigueur imposé par le gouvernement socialiste sous la pression des marchés, de l'UE et FMI appelés en renfort pour sauver l'Etat grec de la faillite avec un prêt massif.

Le 24 octobre, le Premier ministre grec George Papandréou avait exclu toute nouvelle réduction de la dépense publique ou hausse d'impôts "quoi qu'il arrive", avant des élections locales qui s'étaient transformées en référendum sur la politique d'austérité du gouvernement et qu'il a finalement remportées.

 

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