La Grèce privatise pour faire rentrer de l'argent dans les caisses

George Papaconstantinou

Le gouvernement veut vendre une partie de la filiale de transport du groupe ferroviaire public OSE, des parts des eaux d'Athènes, et de Salonique ainsi qu'un pourcentage des Postes helléniques.

(afp) -  Le ministre grec des Finances, Georges Papaconstantinou, a annoncé mercredi un vaste programme de privatisations sur trois ans notamment dans les secteurs des transports et de la Poste, qui devrait rapporter environ un milliard d'euros par an. "La décision du gouvernement est d'accélerer les procédures de privatisation de ces secteurs afin de valoriser l'importante fortune de l'Etat", a souligné le ministre lors d'une conférence de presse.

Le gouvernement veut vendre "très prochainement" 49% de Trainose, la filiale transport du groupe ferroviaire public OSE ainsi que 10% des parts des eaux d'Athènes (Eydap), 23% des eaux de Salonique, ville dans le nord (Eyath), et 39% des Postes helléniques (Elta), selon M. Papaconstantinou.

Détenu actuellement à 100% par l'Etat, "l'OSE enregistre des pertes d'un milliard d'euros par an et sa dette cumulée s'élève à 10 milliards d'euros", a souligné le ministre. "La gestion de Trainose sera également concédée à un investisseur privé", a-t-il ajouté. Pour la société publique d'électricité (DEI), l'Etat va conserver 51% de ses parts et prendra "des initiatives institutionnelles pour ouvrir les marchés de détail et de gros". Le gouvernement prévoit également la privatisation totale des casinos, le prolongement du contrat de concession des droits de l'aéroport international d'Athènes (concédé depuis 2001 pour 30 ans au groupe allemand Hochtief) et la concession des droits de gestion des aéroports régionaux.

Pour les ports, dont la plus grande partie est détenue par l'Etat (74% du grand port du Pirée et de Salonique et 100% des ports régionaux), le gouvernement prévoit "le développement des services portuaires en collaboration avec des partenaires stratégiques ainsi que leur entrée à la Bourse" jusqu'à 49% de leur capital. La société de l'immobilier d'Etat et celle des sites olympiques, dont la plupart restent inutilisés depuis les jeux d'Athènes de 2004, seront unifiées en une seule société afin d'être mieux être exploitées.

L'annonce de ces privatisations "est un appel aux investisseurs en Grèce et à l'étranger", a expliqué le ministre, qui n'a pas donné de calendrier précis pour la réalisation de ce programme. Il a rappelé que les recettes prévues doivent "s'élever à environ un milliard d'euros par an d'ici 2013", conformément au mémorandum signé en mai par la Grèce avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) pour redresser les finances publiques, a affirmé le ministre.

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