La tension monte entre Moscou et Berlin sur l'affaire Navalny

Angela Merkel (au premier plan) et Vladimir Poutine, lors d'une conférence internationale pour la Libye en janvier dernier. ©EPA

L'Allemagne a menacé la Russie de sanctions si elle n'apporte pas rapidement d'éclaircissements sur l'affaire Navalny, la Russie a répondu en accusant Berlin de retarder l'enquête.

La Russie a accusé dimanche l'Allemagne de retarder l'enquête sur l'empoisonnement présumé de l'opposant russe Alexeï Navalny, peu après que Berlin ait menacé le pouvoir russe de sanctions.

"Berlin est en train de retarder le processus de l'enquête qu'elle réclame. Délibérément ?", a écrit la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, sur Facebook.

"Fixer des ultimatums n'aide personne, mais si dans les prochains jours la partie russe ne contribue pas à clarifier ce qui s'est passé, alors nous allons devoir discuter d'une réponse avec nos partenaires."
Heiko Maas
Ministre allemand des Affaires étrangères

Berlin hausse le ton

L'Allemagne, qui préside actuellement l'Union européenne, avait accru dimanche la pression sur Moscou en menaçant de sanctions faute de réponse "dans les prochains" jours sur l'empoisonnement, avéré selon Berlin, de la bête noire du Kremlin Alexeï Navalny.

"Fixer des ultimatums n'aide personne, mais si dans les prochains jours la partie russe ne contribue pas à clarifier ce qui s'est passé, alors nous allons devoir discuter d'une réponse avec nos partenaires", a déclaré Heiko Maas au quotidien Bild.

Il a ajouté que si des sanctions devaient être décidées, elles devront être "ciblées" et n'a pas totalement exclu un impact sur le projet phare de gazoduc Nord Stream 2, entre la Russie et l'Europe.

Principal opposant russe, Alexeï Navalny est actuellement hospitalisé à Berlin.
Selon le gouvernement d'Angela Merkel, il a été "sans équivoque" empoisonné en Russie lors d'une tournée électorale, avant son transfert en Allemagne, par un agent neurotoxique de type Novitchok, conçu à l'époque soviétique à des fins militaires.
Berlin et les autres pays occidentaux ont exhorté Moscou à plusieurs reprises à faire la lumière sur l'empoisonnement.

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