La tribune d'Emmanuel Macron trouve un écho positif mais limité

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Les europhiles ont marqué leur soutien à l’initiative du Président français. Silence radio pour les sceptiques. Chez nous, Michel soutient et la N-VA conteste.

Les dirigeants des institutions européennes ont salué l’initiative du Président français d’appeler et de prendre part au débat européen. Le président de la Commission Jean-Claude Juncker a salué un "engagement ferme pour répondre aux enjeux de demain". Même réaction pour Donald Tusk, qui a par ailleurs insisté pour ne pas laisser les forces anti-européennes influencer le scrutin du 26 mai.

’"Emmanuel Macron est un politicien qui voit la migration comme quelque chose de bien. Ce n’est pas notre opinion."
Victor Orbàn
Président hongrois

Emmanuel Macron s’en est pris directement au Brexit, le considérant comme le symbole des dangers de la crise que traverse l’Union européenne. Le négociateur Michel Barnier s’est montré favorable à l’appel du Président français, indiquant sur Twitter qu’"au-delà de la gestion du Brexit, il y a en effet des leçons à tirer du Brexit", rappelant la nécessité du débat d’idées pour sortir de la période de crise.

Très peu de réactions en revanche chez les eurosceptiques qui ont préféré minimiser l’importance du message. Le président hongrois Victor Orbàn s’est exprimé via son porte-parole, qui a indiqué sur Twitter qu’"Emmanuel Macron est un politicien qui voit la migration comme quelque chose de bien. Ce n’est pas notre opinion". Même le Premier ministre italien Matteo Salvini s’est abstenu de commentaire, pourtant grand habitué des réseaux sociaux et eurosceptique notoire.

Réactions internes

Chez nous, le Premier ministre Charles Michel (MR) s’est exprimé dès la publication du texte et a annoncé son soutien aux propositions émises par le Président français.

Dans un autre registre, la N-VA a critiqué les propos sur les nationalismes. Emmanuel Macron a en effet dénoncé les mouvements en faveur de frontières fortes et aux tendances protectionnistes, discours dans lequel l’élue N-VA Anneleen Van Bossuyt a vu une critique des lignes de son parti.

Toute la scène politique française a réagi à l’appel de son Président. Si les appuis habituels ont salué l’initiative, l’opposition dénonce l’opportunisme préélectoral, et reproche au président un discours creux.

L’ancien ministre Jean-Pierre Raffarin a, de son côté, montré son soutien à Emmanuel Macron. "Il ne s’agit pas pour moi d’un engagement de politique intérieure, mais d’une réponse à la menace de déconstruction qui pèse sur l’Union européenne", a expliqué l’ancien Premier ministre affilié chez Les Républicains.

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