Le cerveau des attentats de Barcelone avait des billets pour Bruxelles

La police catalane explique les dernières découvertes de l'enquête. ©AFP

Suite aux arrestations dans le cadre de l'enquête sur les attaques de Barcelone, on a plus d'informations sur l'organisateur des attentats et sur le projet initial des jeunes terroristes espagnols.

L'imam Abdelbaki Es Satty, qui est derrière la cellule terroriste responsable des attentats de la semaine dernière à Barcelone, avait acheté plusieurs billets d'avions vers Bruxelles afin de se couvrir. C'est ce qu'à révélé l'enquête en Espagne et des interrogatoires menés hier sur les quatre personnes encore en vie de ce groupe terroriste.

C'est cet imam de 44 ans qui est responsable de la radicalisation du groupe de jeunes - tous d'origine marocaine - de Ripoll, une petite localité au pied des Pyrénées.

Les médias espagnols affirment en outre que les autorités belges avaient déjà prévenu l’Espagne des agissements suspects de cet imam en 2016.

©EPA

En lien avec ces arrestations, une cachette a récemment été découverte à Alcanar, à 200 kilomètres au sud de Barcelone, où la police espagnole a retrouvé des traces d'explosifs ainsi qu'un document de l'Etat islamique sur l'Espagne et sa domination musulmane au VIIIe siècle.Les deux suspects inculpés mardi soir ont également révélé que l'attaque de jeudi passé était un "plan B". En effet, le projet initial de la cellule terroriste espagnole de Ripoll était une attaque à la bombe, qui aurait pu avoir des dommages bien plus importants. Dans cette optique, les jeunes djihadistes avaient acheté 500 litres d'acétone et fabriquaient des bombes artisanales à base de bonbonnes de butane, d'acétone, d'eau oxygénée, de bicarbonate et de clous. Lors de la manipulation de ces explosifs dans la maison à Alcanar, une explosion a eu lieu qui a fait deux morts parmi les terroristes, ce qui a directement poussé le petite groupe à revoir ses plans.

La cellule préparait aussi des ingrédients de TATP, explosif prisé par l'EI qui l'a baptisé "la mère de Satan". La police estime en effet disposer d'indices prouvant que la cellule fabriquait du "peroxyde d'acétone, alias TATP, souvent utilisé par l'organisation terroriste Daesh (acronyme désignant le groupe jihadiste Etat islamique, ndlr) lors de ces actions terroristes, comme lors des attentats de Paris et Bruxelles".

©mfn

De bas en haut : 

• Ripoll, la localité dans laquelle vivait le groupe de jeunes et l'imam

• Barcelone, lieu des attaques (à la voiture bélier et à l'arme blanche)

• Alcanar, cachette ayant servi à la confection d'engin explosifs et supposément à l'organisation de l'attentat

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