Le coût du F-35 plus cher que prévu pour les Pays-Bas

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Le cours élevé du dollar risque de rendre impossible l'achat des trois derniers avions de combat F-35 que les Pays-Bas souhaitent acquérir.

Le cours élevé du dollar face à l'euro risque de rendre impossible l'achat des trois derniers avions de combat F-35 - sur 37 appareils -, que les Pays-Bas souhaitent acquérir, selon la secrétaire d'Etat néerlandaise à la Défense, Barbara Visser.

Les fonds manquent "de justesse" pour l'achat de ces trois appareils, a-t-elle écrit dans une lettre adressée à la deuxième chambre (chambre basse du parlement de La Haye), sans exclure qu'une solution soit trouvée.

"La décision sur la commande des trois derniers appareils sera à l'ordre du jour en 2019", précise la secrétaire d'Etat, notamment compétente pour le personnel et le matériel au sein du ministère de la Défense.

"La décision sur la commande des trois derniers appareils sera à l'ordre du jour en 2019"
Barbara Visser
Secrétaire d'Etat néerlandaise à la Défense

"J'informerai la seconde chambre d'ici là", ajoute Mme Visser.

La Cour des comptes néerlandaise avait averti l'an dernier que le F-35 pourrait s'avérer plus cher que prévu en raison des variations du cours du dollar.

Les Pays-Bas ont choisi le F-35 "Lightning II" de l'avionneur américain Lockheed Martin pour succéder à partir de 2019 leurs F-16 vieillissants. Ils souhaitent en commander 37 exemplaires, pour un montant de 4,5 milliards d'euros. Ils possèdent déjà deux appareils de ce type, qui participent au programme de test et de développement du "Joint Strike Fighter" (JSF) aux Etats-Unis.

La Haye avait commandé huit autres F-35 en mars 2015. Ces appareils, à construire en Italie, seront livrés à partir de 2019.

Les Pays-Bas devaient à l'origine en commander 85 exemplaires mais les surcoûts financiers et les problèmes techniques du F-35 ont eu raison des prévisions initiales de l'armée de l'air néerlandaise.

Le chasseur furtif de 5ème génération de Lockheed est également en lice en Belgique pour le remplacement des F-16 face au Typhoon du consortium Eurofighter, alors que la France propose - sans avoir respecté les règles de l'appel d'offres - le Rafale de Dassault Aviation dans le cadre d'un "partenariat global".

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