Le FMI prêt à aider pour résoudre la "guerre des changes"

Le Fonds monétaire international (FMI) est prêt à aider à un rapprochement des positions dans la "guerre des changes", qui fait peser une menace sur la croissance mondiale, a indiqué jeudi à Washington son directeur général, Dominique Strauss-Kahn.

"Le FMI est le bon endroit pour essayer de faire des progrès sur cette question" mais "je ne pense pas que le sentiment soit à la conclusion d'accords du type Plaza ou Louvre", a déclaré M. Strauss-Kahn lors d'une conférence de presse.

Les accords du Plaza ont été signés à New York en 1985 entre cinq grands pays pour agir de concert en faveur d'une dépréciation du dollar. Ils ont été complétés en 1987 par ceux du Louvre destinés à réduire la volatilité des monnaies.

"Le fait que le FMI puisse aider à essayer de rapprocher les positions, d'avoir une meilleure compréhension et à la fin d'avoir une sorte de consensus" est certainement quelque chose "qui peut être fait" par le Fonds, a ajouté M. Strauss-Kahn.

La menace d'une guerre des devises a été brandie ces derniers semaines par les dirigeants de plusieurs pays. Des pays émergents, au premier rang desquels la Chine, sont accusés par les Etats les plus riches de ne pas vouloir laisser leur monnaie s'apprécier afin de stimuler leurs exportations.

La révision du déficit grec est "malheureuse"

Dominique Strauss-Kahn a aussi jugé "malheureux" jeudi que le déficit budgétaire en 2009 et la dette publique soient revus en hausse, mais a soutenu le programme économique du gouvernement.

"C'est très malheureux que les chiffres soient révisés car bien entendu il aurait été mieux d'avoir des informations correctes au préalable", a déclaré M. Strauss-Kahn lors d'une conférence de presse à Washington.

Mais il a qualifié le programme économique du gouvernement actuel, entré en fonctions il y a un an, de "courageux" et allant "dans la bonne direction".

"Aujourd'hui, je ne conseillerais rien de différent au gouvernement grec. Il nous faut savoir à quel point les chiffres vont être révisés. C'est une révision pour 2009, il faut voir comment elle va se reporter sur 2010", a souligné le dirigeant de l'institution multilatérale, qui a accordé en mai un prêt de 30 milliards d'euros à Athènes.

"La Grèce est clairement sur la bonne voie, et je pense que c'est le plus important (...) Sur beaucoup de points, ils sont plus performants que nécessaire. Il reste toujours beaucoup à faire bien entendu", a-t-il rappelé.

La Commission européenne a prévenu mercredi que l'Office européen des statistiques allait revoir en "nette hausse" les chiffres de déficit public et de dette de la Grèce pour les dernières années, en particulier ceux de 2009.

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