Le FMI prêt à assouplir le prêt à la Grèce

Le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn a jugé, ce mardi à Athènes, que l'Europe et le FMI devaient s'entendre sur un allongement de la durée de remboursement du prêt de 110 milliards d'euros consenti à la Grèce.

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a jugé mardi à Athènes que l'UE et le FMI devaient s'entendre sur un allongement de la durée de remboursement du prêt de 110 milliards d'euros consenti en mai à la Grèce pour trois ans.

La viste de Strauss-Khan à Athènes survient alors que le gouvernement grec doit engager un second volet de réformes socialement difficile. Au cours d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre grec Georges Papandreou, le patron du FMI s'est déclaré "confiant" sur les possibilités du pays de retrouver la croissance en 2012, après trois ans consécutifs de récession.

"Franchement je suis confiant, je pense que 201 2 sera la première année avec une croissance positive", a dit Strauss Kahn, en appelant l'ensemble de la société grecque, et "si possible toutes les forces politiques" à participer aux efforts et à soutenir le gouvernement socialiste grec, maître d'oeuvre des réformes.

Il a salué les efforts réalisés par les Grecs depuis un an pour assainir leur économie et purger les déficits publics, en disant que le travail avait été "bien fait jusqu'à présent", mais il a souligné qu'il restait encore "beaucoup à faire". Il a notamment jugé que les plus riches de la société grecque devaient contribuer davantage à l'effort notamment par un renforcement de la lutte contre la fraude fiscale. Il a également jugé nécessaire "plus d'efficacité" de l'appareil d'Etat.

La Grèce, qui a déjà reçu 30 milliards d'euros en deux versements sur le total du prêt de 110 milliards d'euros de l'UE et du FMI, dépend du lancement de ces mesures pour obtenir le feu vert au versement de la prochaine tranche de 9 milliards d'euros, prévu en février, ont prévenu FMI et UE en novembre.

En échange, ils se sont mis d'accord pour que la durée de remboursement du prêt, initialement prévu pour prendre fin en 2015, soit rallongée de plusieurs années et alignée sur celle dont bénéficie l'Irlande. L'objectif est de desserrer l'étau sur le pays qui souhaite retourner l'an prochain sur les marchés obligataires à long terme pour assurer lui-même le refinancement de sa dette.

 

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