Le M5S évoque un référendum sur l'euro

Beppe Grillo, leader du mouvement M5S ©EPA

Le mouvement populiste cinq étoiles - connu pour son eurosceptisme - veut mettre progressivement la pression sur la Commission européenne à l'approche des législatives en Italie, évoquant un référendum sur l'euro.

Un référendum sur l'appartenance de l'Italie à la zone euro pourrait être organisé en "dernier ressort" si l'Union européenne refuse de faire des concessions fiscales, a déclaré un député du mouvement populiste cinq étoiles (M5S).

Luigi Di Maio, présenté par son organisation comme un candidat potentiel au poste de président du Conseil lors des élections législatives prévues en mai 2018, a tenté d'être rassurant. S'adressant à un parterre de banquiers et d'hommes d'affaires participant à une conférence à huis clos, il a précisé que cette consultation référendaire n'était qu'"un outil de négociation".

"Les politiques d'austérité n'ont pas marché, et sur la politique monétaire c'est nous qui avons lancé le débat. C'est la raison pour laquelle nous posons la question d'un référendum sur l'euro, comme outil de négociation, en dernier ressort, versune solution, si les pays méditerranéens ne sont pas entendus"
Luigi Di Maio
député du mouvement M5S

Selon les sondages, le mouvement Cinq étoiles est au coude à coude avec le Parti démocrate de Matteo Renzi (centre-gauche), principal parti de la coalition gouvernementale actuelle en Italie.

"Nous voulons changer cette Europe et l'Italie"

Le mouvement Cinq étoiles (M5S) s'est par ailleurs défendu d'être "populiste". "Nous ne voulons pas d'une Italie populiste, extrémiste ou anti-européenne", a déclaré Luigi Di Maio, lors du forum The European House - Ambrosetti, sorte de mini-Davos à l'italienne.  

"Nous voulons un pays où créer une entreprise soit aussi simple que créer un site internet, un pays ayant une vision à moyen et long terme. Il a été dit ces dernières années que nous étions contre les entreprises et le juste profit, mais il n'y a rien de plus faux", a encore affirmé le vice-président de la Chambre des députés, en soulignant que son mouvement voulait "faire la guerre aux gaspillages de la dépense publique et aux privilégiés".

 

"Nous voulons changer cette Europe, nous voulons changer l'Italie, mais nous ne nous reconnaissons pas dans les forces émergentes européennes d'extrême droite ou d'extrême gauche"
Luigi Di Maio
vice-président de la Chambre des députés

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