"Le OUI à l'indépendance a gagné avec 90% des voix"

La police espagnole a tout fait pour empêcher la tenue du référendum d'autodétermination. Mais le gouvernement catalan revendique la participation de 42% des électeurs. 90% des votants se seraient prononcés pour une sécession.
  • Le point sur la situation

    • Le référendum d'autodétermination s'est déroulé sous haute tension.
    • 90% des votants se sont prononcés pour une sécession.
    • Des heurts ont éclatés entre la police espagnole et les indépendantistes catalans, faisant 91 blessés (bilan provisoire), ainsi qu'avec les pompiers de la région. 
    • La maire de Barcelone a dénoncé les violences et appelé à la démission de Mariano Rajoy, le président du gouvernement espagnol.
  • Le oui l'emporte largement

    Le porte-parole du gouvernement catalan Jordi Turull a annoncé une victoire du "oui" "à 90%". Selon lui, deux millions de personnes - sur les 7,5 millions de Catalans - ont estimé que la Catalogne devait devenir un "Etat indépendant sous forme de République", sur un total de 2,26 millions de voix.

    ©Photo News

  • Des militants flamands protestent devant l'ambassade d'Espagne

    Environ 120 personnes, issues des rangs nationalistes flamands pour la plupart, ont protesté dans la soirée de dimanche devant l'ambassade d'Espagne à Bruxelles. Elles dénoncaient les violences policières survenues lors du référendum catalan.

    "La violence policière a dépassé l'acceptable", a jugé Diederik Demuynck, porte-parole du groupe N-VA à la Chambre, présent sur place. L'action de protestation émanait d'un certain nombre de membres de la N-VA et du mouvement flamand. Le Taal Aktie Komitee (TAK) s'est également joint à l'action.

    Quelques étudiants espagnols et catalans étaient aussi présents sur place pour dénoncer l'attitude de la Guarde civile espagnole. Les mandataires N-VA évoquent la possibilité de soumettre au vote une résolution dénonçant ces violences dans les différentes assemblées où ils siègent.

  • L'Etat de droit s'est imposé, selon Rajoy

    Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a affirmé que l'Etat de droit avait prévalu en Catalogne en empêchant la tenue d'un référendum d'autodétermination interdit par la Justice.

    "Aujourd'hui, il n'y a pas eu de référendum d'autodétermination en Catalogne. L'Etat de droit reste en vigueur avec toute sa force", a déclaré le dirigeant conservateur lors d'une allocution télévisée.

    Les forces de sécurité "ont fait leur devoir" en Catalogne et "respecté le mandat de la justice" qui avait interdit le référendum d'autodétermination organisé par les dirigeants séparatistes, a encore déclaré Mariano Rajoy.

    "Il aurait été plus facile pour tous de regarder de l'autre côté", a ajouté le dirigeant conservateur. La consultation constituait une "véritable attaque contre l'Etat de droit (...) à laquelle l'Etat a réagi avec fermeté et sérénité".

     

  • Quelque 300 bureaux de vote fermés par la police

    L'exécutif régional catalan a annoncé dimanche soir que 319 bureaux de vote avaient été fermés. Le ministère de l'intérieur signalait de son côté 92 fermetures à 17H00 (15H00 GMT) dans l'ensemble de la Catalogne, selon un communiqué.

    Le gouvernement catalan avait prévu au départ d'ouvrir quelque 2.300 bureaux de vote, mais on ignorait combien avaient finalement ouvert.

  • Rajoy est un "lâche" pour Ada Colau

    Ada Colau, la maire de Barcelone, a qualifié le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy de "lâche" à la suite de l'intervention violente de la police pour empêcher le référendum sur l'autodétermination de la Catalogne. Elle l'a appelé à quitter le pouvoir, à l'instar de Podemos, le parti de gauche radicale.

    Il "a dépassé toutes les bornes", "c'est un lâche et il n'est pas à la hauteur de sa responsabilité d'homme d'Etat (...) Par conséquent, Mariano Rajoy doit démissionner", a déclaré aux journalistes Ada Colau, opposée à l'indépendance de la Catalogne.

    La maire de Barcelone, qui est membre du parti Catalunya en Comú, partenaire dans cette région de Podemos, a également appelé la fin des opérations de police en Catalogne. 

  • Verhofstadt appelle à la désescalade

    Guy Verhofstadt, le chef du groupe libéral au Parlement européen, a aussi condamné la violence qui a marqué le déroulement du référendum sur l'indépendance de la Catalogne, tout en critiquant l'organisation même de ce référendum. L'ancien Premier ministre belge rompt ainsi le silence qui règne dans les rangs des principaux dirigeants européens sur les violences de ce dimanche en Catalogne.

    "Je ne veux pas me mêler de questions intérieures de l'Espagne, mais je condamne ce qui s'est passé aujourd'hui en Catalogne", a déclaré Verhofstadt sur Twitter.

    Il déplore aussi qu'un "soi-disant référendum" ait été organisé malgré son illégalité affirmée par la Cour constitutionnelle espagnole. Il n'en condamne pas moins la "violence excessive". "Dans l'Union européenne, nous essayons de trouver des solutions par le dialogue et en respectant l'ordre constitutionnel tel qu'institué dans les Traités, notamment dans l'article 4". Pour Verhofstadt, il est temps d'en venir à la "désescalade". Il en appelle à une solution politique impliquant toutes les parties, y compris l'opposition au sein du parlement catalan.

  • Le cdH demande à Charles Michel de convoquer l'ambassadeur espagnol

    Benoît Lutgen, le président du cdH, a demandé au Premier ministre Charles Michel de convoquer l'ambassadeur d'Espagne en Belgique, pour l'entendre sur les violences qui ont marqué le déroulement du référendum d'autodétermination de la Catalogne. 

    "Indignation absolue face aux violences en Catalogne. Le Premier ministre doit convoquer l'ambassadeur d'Espagne au plus vite", a écrit Lutgen sur Twitter.

  • "La Catalogne est espagnole!"

    A Madrid, l'ambiance est différente. "Ne vous trompez pas, la Catalogne est espagnole !", "Moi, je suis espagnol, espagnol, espagnol !". Brandissant des drapeaux aux couleurs de l'Espagne, un millier de personnes ont manifesté dimanche dans les rues de la capitale contre l'indépendance de la Catalogne. Plusieurs centaines de partisans de l'unité de l'Espagne s'étaient retrouvés en fin de matinée sur la Plaza Mayor, au coeur du centre historique de la ville.

    A l'appel d'un petit parti appelé "Libres" qui se dit "social-libéral", ils voulaient dénoncer "la déclaration unilatérale d'indépendance" que pourrait faire la Catalogne à l'issue du scrutin.

    Les manifestants ont aussi réclamé l'arrestation de Carles Puigdemont, le président régional catalan, qui a organisé le référendum: "Puigdemont, en prison !"

  • Sander Loones (N-VA) demande la démission de Juncker

    Le numéro deux de la N-VA et député européen, Sander Loones, demande sur Twitter la démission de Jean-Claude Juncker. Il reproche au président de la Commission européenne de ne pas avoir été en première ligne pour condamner les violences en Espagne. 

     

    Theo Francken (N-VA égalelment) se dit fier d'être membre du gouvernement Michel, le premier d'Europe à avoir dénoncé les heurts des policiers espagnols. 

  • La police s'en prend aux pompiers catalans

    La police anti-émeutes espagnole matraque les pompiers catalans, qui tentent de protéger les foules. 

  • Carles Puidgemont remercie Charles Michel

    Le président indépendantiste de la Catalogne a remercié sur Twitter Charles Michel pour son engagement contre la violence et son appel au dialogue politique. 

  • Nouveau bilan : 92 blessés

    Les services de santé régionaux ont établi un nouveau bilan, ils annoncent au moins 92 blessés à la suite des affrontements entre indépendantistes catalans et police espagnole. 

    Une porte-parole a précisé que les services de santé avaient "accueilli 337 personnes dans les hôpitaux et centres de santé", la majorité pour des malaises ou des maux légers, et parmi elles "91 blessés et un blessé grave, touché à l'oeil". 

     

  • Flou autour du match du Barça contre Las Palmas

    L'incertitude persistait dimanche au Camp Nou à moins d'une heure d'un match entre le FC Barcelone et Las Palmas (16h15). Les deux équipes se sont rendues au stade (Camp Nou), mais plusieurs médias catalans ont évoqué la suspension du match pour raisons de sécurité, alors que des heurts ont opposés en Catalogne la police et des partisans de ce référendum interdit par l'Etat espagnol. L'idée d'un match à huis clos, sans public donc, est également évoquée par certains médias.

    Plusieurs groupes de supporters du Barça ont pour leur part appelé sur les réseaux sociaux à envahir le terrain pour empêcher la tenue de la rencontre, comptant pour la 7e journée de Liga. "Face à la répression indigne que subit le peuple catalan, nous demandons au FC Barcelone de suspendre le match. Dans le cas où il ne le ferait pas, nous le ferions nous-mêmes", a écrit sur Twitter le groupe chargé de la tribune du Camp Nou réservée aux ultras ("Grada de Animacio").

    Las Palmas a brodé un écusson sur les maillots des joueurs représentant le drapeau espagnol. "Nous avons décidé de broder sur notre maillot un petit drapeau espagnol et la date d'aujourd'hui, le 1er octobre 2017, pour témoigner sans véhémence de notre espérance dans l'avenir de ce pays", a écrit Las Palmas dans un communiqué. "Nous croyons dans l'unité de l'Espagne. Nous faisons cela avec l'autorité morale qu'on voudra bien concéder à la région la plus éloignée de la capitale du Royaume", poursuit le club.

    Le FC Barcelone, club emblème de l'identité catalane, s'était pour sa part prononcé le 20 septembre en faveur du "droit à décider" de la Catalogne et plusieurs de ses figures emblématiques se sont exprimées en faveur du référendum, comme Gerard Piqué, Xavi ou Carles Puyol. Piqué a fait savoir dimanche qu'il avait déposé son bulletin dans l'urne, photo à l'appui.

     

  • Ada Colau appelle à la démission de Mariano Rajoy

    La police espagnole a tiré des balles en caoutchouc, pour tenter d'empêcher la tenue du référendum d'autodétermination en Catalogne. La tention monte entre Madrid et les indépendantistes, la police charge la foule. 

    La maire de Barcelone, Ada Colau, appelle à la démission de Mariano Rajoy, le président du gouvernement espagnol, et demande à la police de cesser ses interventions. 

    Un appel à démission soutenu par Pablo Iglesias, le chef de file de Podemos au parlement à Madrid.

    Les politiques belges réagissent 

    Les politiciens belges ont réagi sur Twitter en dénonçant les violences policières espagnoles sur la foule. 

  • Madrid demande d'arrêter la "farce" du référendum

    Le gouvernement espagnol, par la voix de son représentant, a pressé les autorités indépendantistes catalanes de mettre fin à la "farce" du référendum d'autodétermination

    "Puigdemont (le président régional de Catalogne, NDLR) et son équipe sont seuls responsables de tout ce qui s'est passé aujourd'hui et de tout ce qui pourra se passer s'ils ne mettent pas fin à cette farce", a déclaré, lors d'une conférence de presse, le préfet de Catalogne Enric Millo.

  • 38 personnes blessées par les interventions policières

    38 personnes ont été blessées dans les interventions policières, ont annoncé les services d'urgence de Catalogne. La police tente d'empêcher la tenue du référendum "interdit". 

    "Sur le total des blessés, 35 l'ont été légèrement, trois plus gravement."
    Services d'urgence de Catalogne

    "Sur le total des blessés, 35 l'ont été légèrement, trois plus gravement. Neuf d'entre eux ont dû être transportés vers un centre médical. Il s'agit essentiellement de contusions, de vertiges et d'attaques de panique", ont précisé les services d'urgence sur Twitter. 

  • Le président catalan dénonce la "violence injustifiée" de l'Etat espagnol

    Le président de l'exécutif catalan Carles Puigdemont a dénoncé dimanche la "violence injustifiée" dont a fait usage la police nationale à Barcelone pour disperser des manifestants qui voulaient voter dans un referendum interdit par l'Etat.

    "L'usage injustifié de la violence, irrationnel et irresponsable, de la part de l'Etat espagnol, n'arrête pas la volonté des Catalans", a-t-il déclaré à des journalistes en évoquant "coups de matraque, balles en caoutchouc et agressions indiscriminées" contre des personnes qui manifestaient "pacifiquement".

  • Le point sur la situation

    • Le bras de fer redouté entre indépendantistes catalans et pouvoir espagnol a débuté sur le terrain ce matin, avec des interventions de la police pour empêcher la tenue du référendum d'autodétermination face à des milliers de Catalans déterminés à voter.

    • De Gérone à Barcelone ou Figueras, des milliers de Catalans se sont massés devant les bureaux de vote pour participer au scrutin, interdit par la justice mais que l'exécutif catalan a assuré pouvoir organiser, lançant un défi sans précédent à l'Etat espagnol.

    • La police nationale a commencé à saisir des urnes et des bulletins de vote à travers la région, a annoncé le ministère de l'Intérieur dès l'ouverture prévue des bureaux de vote.

    • A Gérone, face à une foule très tendue, des policiers anti-émeutes sont entrés de force dans le bureau où devait se rendre le président indépendantiste de Catalogne, Carles Puigdemont. Celui-ci a contourné la mesure en allant voter dans un autre bureau de vote proche de Gérone, selon le gouvernement catalan.

    L'enjeu. Les habitants de la région, où l'indépendantisme gagne du terrain depuis le début des années 2010, sont divisés presque à parts égales sur l'indépendance. Mais les Catalans souhaitent majoritairement, à plus de 70%, un référendum d'autodétermination légal. Les conséquences d'une sécession de cette région, qui compte pour 19% du PIB du pays, grande comme la Belgique, sont incalculables, comme celles du Brexit déclenché lui aussi par un référendum, en juin 2016.

  • La police espagnole tire des balles en caoutchouc pour disperser la foule

    La police espagnole tire des balles en caoutchouc pour disperser la foule à Barcelone, semblent montrer des images diffusées sur les réseaux sociaux. Selon des témoins, la police charge les manifestants à Barcelone, faisant deux blessés.

  • Le préfet dénonce l'attitude des policiers régionaux

    Le représentant de l'Etat en Catalogne a dénoncé dimanche l'attitude de la police régionale catalane qui n'est pas intervenue pour faire fermer les bureaux de vote.

        "Les policiers catalans avaient reçu l'ordre d'empêcher la tenue du référendum illégal et devaient éviter que les centres ouvrent, mais malheureusement cela n'a pas été le cas", a affirmé le préfet Enric Millo, en dénonçant aussi "l'immense irresponsabilité" des dirigeants catalans. "La ligne politique a pris le dessus sur la ligne professionnelle mettant en danger de manière irresponsable le prestige d'un corps de police", a-t-il déclaré, en expliquant l'intervention de la police et de la garde civile, envoyées en renfort en Catalogne. "La police et la garde civile devaient agir", a-t-il expliqué en précisant qu'elle ne visent pas "les personnes (mais) le matériel électoral".
    →     En saisissant les urnes, les policiers veulent empêcher le vote, alors que le gouvernement de Mariano Rajoy avait promis qu'il n'y aurait pas de référendum d'autodétermination en Catalogne. Le préfet s'exprimait alors que les forces de l'ordre avaient déjà commencé à intervenir dans plusieurs bureaux de vote. Le préfet a en outre souligné que les séparatistes avaient changé les règles du jeu à la dernière minute, acceptant un vote sans enveloppes, ne garantissant pas la confidentialité et ouvrant la porte au bourrage d'urnes.
        

  • La police entre de force dans le bureau de vote où doit voter le président régional

    Des policiers anti-émeutes sont entrés de force dimanche matin dans le bureau où devait voter le président indépendantiste de Catalogne Carles Puigdemont dans un référendum d'autodétermination interdit par Madrid.     Peu avant l'ouverture des bureaux de vote vers 9h00, les policiers casqués ont formé un cordon autour du centre sportif de Gérone où  Puigdemont devait déposer son bulletin, pour éloigner la foule, puis ont forcé l'entrée pour saisir le matériel de vote.
       

  • Les électeurs catalans autorisés à utilisés n'importe quel bureau de vote

    Les électeurs catalans pourront se rendre dans le bureau de vote de leur choix, et pas seulement celui qui leur avait été désigné, pour se prononcer sur le référendum sur l'indépendance, a indiqué le porte-parole du gouvernement catalan Jordi Turull.
       
     Ce dernier a assuré qu'un système avait été mis en place afin d'empêcher que les électeurs puissent voter plus d'une fois.

  • La police nationale saisit des urnes dans plusieurs bureaux de vote

    La police nationale a saisi des urnes dans plusieurs bureaux de vote en Catalogne, a indiqué le ministère de l'Intérieur à Madrid.

    "Voici les premières urnes et bulletins saisis par la police à Barcelone. Les agents continuent leur déploiement en Catalogne", affirme le ministère espagnol, photo à l'appui, dans un tweet envoyé à 09H00.

    Avant cela, des policiers catalans avaient commencé à s'approcher des bureaux de vote sans cependant intervenir pour déloger les manifestants.

    Selon AFPTV, la police encercle le centre sportif où doit voter le président régional, Carles Puigdemont.

  • L'exécutif catalan assure pouvoir tenir un référendum démocratique

    Le gouvernement régional catalan a assuré ce matin être en mesure d'organiser comme prévu un référendum d'autodétermination dans des conditions démocratiques, en dépit de son interdiction par Madrid.

    "Nous pouvons tenir un référendum d'autodétermination assorti de garanties comme nous nous y étions engagés", a déclaré le porte-parole du gouvernement Jordi Turull. Il a affirmé que le gouvernement disposait d'un "recensement universel" qui permettrait aux électeurs de voter dans n'importe quel bureau en Catalogne.

  • Les Catalans commencent à se masser devant les bureaux de vote

    Des files d'attente ont commencé à se former dimanche matin avant l'aube en Catalogne devant des écoles destinées à servir de bureaux de vote pour un
    référendum sur l'indépendance de la région organisé en défi aux autorités espagnoles, résolues à empêcher sa tenue.

    La détermination affichée par les deux camps fait craindre que ce bras de fer entre indépendantistes catalans et pouvoir central à Madrid ne dégénère en violences. Des renforts de la Garde civile ont aussi commencé à se déployer dans Barcelone avant le lever du jour. Une centaine de véhicules de police ont quitté le port où ils étaient stationnés pour se répandre dans la capitale catalane,

  • Des milliers de manifestants contre l'indépendance à Barcelone

     Des milliers de personnes ont manifesté samedi soir à Barcelone en brandissant des drapeaux catalans, de l'Espagne et de l'Europe, pour protester contre le référendum sur l'indépendance interdit que les indépendantistes veulent organiser dimanche en Catalogne, a constaté l'AFP.
        "Nous aussi, nous sommes Catalans!", criaient vers 19h00 (17h00 GMT) les manifestants dans les rues du centre de Barcelone alors que certains se protégeaient contre une forte averse à l'aide d'un grand drapeau de l'Espagne étiré au-dessus des têtes en guise de bâche.
         "Puigdemont, en prison", scandaient d'autres manifestants, en allusion au chef de l'exécutif catalan, le séparatiste Carles Puigdemont. Les manifestations pour le maintien en Espagne sont rares en Catalogne, même si selon les sondages, il y a davantage de gens qui souhaitent rester en Espagne que la quitter.
         Le dernier sondage en date commandé par le gouvernement régional donne même une avance au camp du non avec 49,4% des sondés contre 41,1% de personnes qui veulent l'indépendance.
         En revanche plus de 70% des Catalans souhaitent trancher le débat par le biais d'un référendum légal.
         Mais l'organisation d'un référendum sans aucun accord avec l'Etat a ouvert une crise sans précédent en Espagne depuis le coup d'Etat militaire manqué de février 1981.
         Des manifestations similaires en défense de l'unité de l'Espagne se sont déroulées samedi dans d'autres villes du pays comme Valladolid et Santander (nord), Séville et Malaga (sud), ou encore Valence et Alicante (est).

  • Le président régional catalan veut une "médiation" pour résoudre le conflit avec Madrid

    Le président séparatiste catalan Carles Puigdemont a demandé samedi une médiation dans le conflit qui l'oppose à Madrid, à la veille du référendum d'autodétermination dans sa région, interdit par le gouvernement central.
    "Nous devons exprimer une volonté claire de disposer d'une médiation quel que soit le scénario, que le oui l'emporte ou le non", a-t-il déclaré à l'AFP.
    Sans adresser son message à une institution en particulier, il évoque spécialement l'Union européenne.
    "Celui qui acceptera de se charger de cette médiation sait qu'il pourra compter sur la volonté de la partie catalane d'y participer et de dialoguer... et à partir de ce moment là une attitude active de suivi et d'intérêt de la part de l'Union européenne serait logique", a-t-il ajouté.
    Dimanche, "ce qui n'arrivera pas, c'est que nous rentrerons chez nous et renoncerons à nos droits... Le gouvernement a tout prévu pour que tout se déroule de manière normale", a aussi déclaré Carles Puigdemont à moins de 24 heures du référendum interdit sur l'indépendance, en demandant aux Catalans d'éviter toute violence.
    Dans un entretien de 45 minutes accordé à l'AFP à la mi-journée, Carles Puigdemont se dit toujours disposé à renoncer à ce scrutin interdit par la Cour constitutionnelle, si le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy accepte d'ouvrir des discussions qui permettent la tenue à terme d'un référendum légal.
    "Si l'Etat espagnol dit +mettons-nous d'accord sur un référendum+... nous arrêtons ceci. Oui évidemment, c'est la voie que tous les Catalans souhaitent", a déclaré Carles Puidgemont, qui a assuré que tout était prêt pour le référendum que Madrid veut interdire à tout prix.

  • Madrid bloque le système de comptage électronique des voix en Catalogne

     L'Etat espagnol a fermé le système électronique de comptage des voix en Catalogne afin de compromettre encore un peu plus le référendum sur l'indépendance prévu ce 1er octobre dans cette région du nord-est de l'Espagne, mais considéré comme anticonstitutionnel par Madrid.
       
        Madrid est en train de déployer tous les moyens mis à sa disposition pour éviter ce scrutin. Ces derniers jours, les autorités centrales ont saisi au moins 12 millions de bulletins de vote papier et des millions d'affiches et de dépliants électoraux. De nombreux sites internet ont également été fermés.
         Plus de 4.000 agents de la Guardia Civil et de la police nationale ont été déployés en Catalogne et les forces de sécurité ont posé des scellés sur des milliers de bureaux de vote.
      

  • Plus de la moitié des bureaux de vote mis sous scellés

    La police a mis sous scellés plus de la moitié des 2.300 bureaux de vote en Catalogne où les autorités indépendantistes veulent tenir dimanche un référendum interdit, a annoncé samedi le représentant du gouvernement espagnol en Catalogne.
        "Sur les 2.315 bureaux de vote (...) 1.300 ont déjà été mis sous scellés" par la police catalane, a expliqué à la presse étrangère le préfet Enric Millo. Il a précisé que 163 de ces bureaux sous scellés étaient occupés par des activistes, qui ont le droit de sortir, mais que personne n'avait plus le droit d'y pénétrer.
         La justice espagnole a ordonné la fermeture des écoles et autres locaux pouvant être utilisés pour accueillir la consultation interdite de dimanche. Elle a aussi ordonné à la police régionale, les Mossos d'Esquadra, de surveiller l'entrée de tout matériel électoral et de le confisquer au besoin.
         Depuis que vendredi soir des groupes de citoyens se sont mis à occuper des bureaux de vote, essentiellement des écoles, pour empêcher leur fermeture, les Mossos leur rendent visite pour les informer qu'ils devront en sortir avant 6h00 dimanche.
         Les policiers ont néanmoins reçu l'ordre de ne pas recourir à la force.
        

  • "La Catalogne fait partie de l'Espagne"

    Des milliers de personnes, brandissant des drapeaux espagnols, ont manifesté samedi à Madrid pour défendre l'unité de l'Espagne.     Brandissant le drapeau national rouge, jaune, rouge, ou le portant comme une cape sur les épaules, ils criaient "la Catalogne fait partie de l'Espagne", des refrains des supporters de football comme "je suis espagnol, espagnol, espagnol", ou "on va se les faire". 

  • 1.300 bureaux de vote mis sous scellés

    La police a mis sous scellés plus de la moitié des 2.300 bureaux de votes.

    "Sur les 2.315 bureaux de vote (...) 1.300 ont déjà été mis sous scellés" par la police catalane, a expliqué le préfet. Il a précisé que 163 de ces bureaux sous scellés étaient occupés par des activistes, qui ont le droit de sortir, mais que personne n'avait plus le droit d'y pénétrer.

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