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Le pass sanitaire n'en finit pas de cabrer les Français

Les Français qui soutiennent les rassemblements se justifient en disant qu'ils ont "l'impression de se voir imposer ce qu'ils doivent faire, de ne pas avoir le choix". ©Photo News

Alors que les aoutiens et les juilletistes saturent les routes de France, 200.000 manifestants, emmenés par quelques leaders populistes et d'extrême-droie, ont protesté ce samedi contre le pass sanitaire qui réduit leurs libertés.

Des manifestations ont débuté samedi dans de nombreuses villes de France contre l'extension du pass sanitaire et au nom de la "liberté", pour le troisième samedi consécutif.

Environ 200.000 manifestants, dont 14.250 à Paris, ont défilé samedi pour le troisième week-end consécutif contre le pass sanitaire, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. La mobilisation a été plus forte que celle de samedi dernier, où l'on avait comptabilisé 161.000 personnes et 110.000 une semaine plus tôt.
Avant que le cortège s'élance, le "gilet jaune" Jérôme Rodrigues a fustigé "les membres du gouvernement, les membres des médias qui sont là pour vous vendre l'efficacité d'un vaccin sans même avoir aucune preuve", disant se sentir "diabolisé".

Une autre manifestation a démarré après 14H30 près de la gare Montparnasse (VIe), à l'appel de l'ex n°2 du FN et président des Patriotes Florian Philippot. Arborant de nombreux drapeaux "bleu blanc rouge" ou un drapeau européen déchiré, les manifestants, sans masques pour la plupart, se dirigent vers le ministère de la Santé (VIIe).

Un leader du mouvement anti-pass testé... positif

Le président du parti pro-Frexit UPR (Union populaire républicaine) François Asselineau a de son côté annoncé vendredi être positif au Covid-19, et donc empêché de manifester contre le pass sanitaire, qu'il juge "absurde, injuste et totalement liberticide".

Regroupée autour des mots-dièses #manif31juillet et #PassDeLaHonte sur les réseaux sociaux, l'opposition aux mesures gouvernementales fédère des manifestants anti-pass sanitaire, anti-vaccins ou anti-confinement, aux revendications protéiformes. Dans les cortèges, où figurent également de nombreux "gilets jaunes", les manifestants brandissent des pancartes "Macron dégage", "terreur sanitaire", "non au pass", "non à la dictature sanitaire".

Le pass sanitaire a été adopté définitivement dimanche soir, après six jours de débats houleux au Parlement.  Déjà appliqué dans les lieux culturels et de loisirs depuis le 21 juillet, son extension pour les cafés, foires, salons, restaurants et trains est prévue le 9 août. Entre temps, le Conseil constitutionnel rendra sa décision sur la loi le 5 août.

La grosse majorité des malades n'est pas vaccinée

Les personnes non vaccinées contre le Covid-19 représentent environ 85% des malades hospitalisés en France, y compris en réanimation, et 78% des décès dus au virus, selon une étude publiée vendredi.

La France a dépassé mardi soir le seuil de 50% de sa population entièrement vaccinée, un niveau toutefois encore éloigné du seuil d'immunité collective évalué à environ 90% avec le nouveau variant Delta.

78
pourcent
78% des décès du au Convid touchent des personnes non-vaccinées

Cela n'empêche pas que -, selon une étude Harris Interactive pour LCI réalisée fin juillet, 4 Français sur 10 déclarent soutenir les manifestations contre le pass sanitaire.
Parmi les Français qui soutiennent les rassemblements, 65% justifient leur soutien par "l'impression de se voir imposer ce qu'ils doivent faire, de ne pas avoir le choix".

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