Le Portugal obtient une tranche d'aide du FMI

Le président portugais Anibal Cavaco Silva, mercredi, devant le Parlement européen (AFP PHOTO / PATRICK HERTZOG) ©AFP

Le Fonds monétaire international a annoncé mercredi avoir approuvé le versement de 657,47 millions d'euros au Portugal dans le cadre du plan de sauvetage du pays.

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé mercredi avoir conclu la septième évaluation du plan d'aide du Portugal et approuvé le versement d'une nouvelle tranche de 657,47 millions d'euros dans le cadre du plan de sauvetage international accordé au pays en mai 2011.

La contribution du FMI dans le cadre du plan d'assistance financière international de 78 milliards d'euros accordé au Portugal il y a deux ans s'élève à 22,56 milliards au total, précise l'institution dans un communiqué.

A savoir

Les dirigeants portugais critiquent la "troïka"

L'exposition publique des divergences entre l'Union européenne et le Fonds monétaire international sur les plans d'aide accordés à plusieurs pays de la zone euro doit être évitée car elle provoque "de l'instabilité et des incertitudes", a estimé mercredi le Premier ministre portugais. "C'est mauvais pour tout le monde que les institutions de la troïka exposent publiquement leurs divergences, car cela génère de l'instabilité et des incertitudes chez les gens, en particulier en Grèce, mais aussi sur les marchés en général", a déclaré le Premier ministre Pedro Passos Coelho.

Le chef du gouvernement portugais, dont le pays est également sous assistance financière internationale, a défendu en outre un "effort de coordination préalable sur les questions principales", entre les institutions de la troïka, "afin d'éviter la méfiance des marchés sur la manière dont les programmes de sauvetage sont mis en oeuvre".

Le président portugais, Anibal Cavaco Silva, a également déclaré mercredi, lors d'une visite au parlement européen à Strasbourg, qu'il était nécessaire de reconsidérer la composition de la troïka. "Je pense qu'il est temps de repenser la composition de cette équipe", a-t-il affirmé, "car nous savons que les objectifs et la vision du Fonds monétaire international ne coïncident pas avec les objectifs et la vision de l'Union européenne".

Commencé le 25 février, le dernier examen, qui a duré près de trois semaines, a été le plus long et à l'évidence le plus difficile depuis que la "troïka" (UE-FMI-BCE) des créanciers passe à la loupe les comptes du pays.

Budget rectificatif

La troïka avait déjà présenté les conclusions de cet examen le 15 mars, estimant que le plan d'aide restait "globalement sur les rails". Les créanciers du pays avaient également accepté de revoir l'objectif de déficit de 4,5 à 5,5% du PIB en 2013, de 2,5 à 4% du PIB en 2014 et de 2,5% du PIB en 2015.

En échange, le Portugal s'est engagé à mettre en oeuvre de nouvelles mesures d'austérité pour compenser celles rejetées en avril par la Cour constitutionnelle, caractérisée par une hausse généralisée des impôts, et permettre ainsi de respecter les objectifs budgétaires fixés par les créanciers.

Ces mesures ont été validées par le Parlement vendredi dans le cadre d'un budget rectificatif, approuvé sans problème grâce à la confortable majorité dont la coalition centre-droit au pouvoir dispose, malgré le vote contre du Parti socialiste, principale force de l'opposition, et de l'extrême-gauche.

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