Le Sénat français soupçonne des proches de Macron de "faux témoignage"

Le Sénat français a décidé de saisir la justice des cas de plusieurs proches collaborateurs du président Emmanuel Macron, dont son directeur de cabinet, souspçonnés de faux témoignages dans le cadre de "l'affaire Benalla", du nom d'Alexandre Benalla. ©AFP

Le Sénat français a décidé de transmettre à la justice les cas d'Alexandre Benalla, Vincent Crase et Patrick Strzoda, directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, pour suspicion de faux témoignage.

En France, le bureau du Sénat a décidé de signaler au parquet de Paris les cas d'Alexandre Benalla, de Vincent Crase et de trois hauts responsables de l'Elysée, dont Alexis Kohler, soupçonnés d'avoir dissimulé la vérité lors de leurs auditions à la chambre haute, a annoncé le sénateur socialiste Victorin Lurel.

Pourquoi? Alexandre Benalla, Vincent Crase et Patrick Strzoda, directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, sont soupçonnés de faux témoignage, a précisé l'ex-ministre. Ce délit est passible de cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende.

• Alexandre Benalla a été licencié de l'Elysée en juillet 2018 après la diffusion de vidéos le montrant, casqué, en train de violenter des manifestants en marge des manifestations du 1er-Mai à Paris alors qu'il était "observateur" parmi les policiers.

• Vincent Crase, réserviste de la gendarmerie et ancien salarié de La République en marche, se trouvait à ses côtés.
Cet épisode n'a toutefois constitué que "la partie émergée d'un iceberg", a considéré Philippe Bas, le président de la Commission d'enquête, pour qui les agissements d'Alexandre Benalla ont "affecté" la sécurité du président Emmanuel Macron.


"Les autres collaborateurs du Président de la République sont également transmis au Parquet qui en fera son affaire", a écrit Victorin Lurel sur Twitter, à propos d'Alexis Kohler, secrétaire général de l'Elysée, et de Lionel Lavergne, chef du groupe de sécurité de la présidence de la République.

Les 26 membres du bureau du Sénat sont allés dans le sens de la commission des Lois, transformée en commission d'enquête, qui avait demandé que la justice soit saisie. La commission présidée par Philippe Bas (Les Républicains) avait relevé "un certain nombre d'omissions, d'incohérences et de contradictions" dans leurs déclarations.

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