Le sommet européen assombri par le coronavirus

Le président du Conseil européen Charles Michel ©AFP

Les dirigeants européens, réunis vendredi, ont lancé un avertissement à la Turquie, qui risque des sanctions pour ses provocations en Méditerranée. Le sommet européen était assombri par la pandémie de coronavirus.

Après avoir débattu, la veille, du Brexit, du coronavirus et du climat, les dirigeants européens se sont concentrés sur les questions de géopolitique, vendredi au deuxième jour du sommet. La Turquie était en ligne de mire. La rencontre était marquée par l'absence de dirigeants en raison de la pandémie. La question s'est posée de la nécessité de poursuivre les sommets présentiels.

Nouvel avertissement à Ankara

Les forages de la Turquie dans les eaux territoriales grecques et chypriotes préoccupe l'Union européenne, au point de lancer un nouvel avertissement à Ankara lors de ce sommet. "Nous déplorons les actions et les provocations unilatérales de la Turquie", a déclaré Charles Michel.

"Nous déplorons les actions et les provocations unilatérales de la Turquie."
Charles Michel
Président du Conseil européen

La Grèce a insisté pour que l'Union durcisse le ton face à la Turquie, mais les Vingt-Sept se sont limités à cette mise en garde. Si la situation perdure, ils prévoient d'activer des sanctions économiques lors du sommet de décembre. L'ampleur exacte de ces sanctions n'est pas encore connue. Un embargo sur les ventes d'armes à la Turquie était envisagé, mais l'option a été retirée en dernière minute des conclusions du Conseil.

Le sommet assombri par le Covid

L'aggravation de la pandémie de coronavirus a pesé lors des deux journées du sommet européen. Les dirigeants européens, masqués et distants, ont tenté de s'accorder davantage sur des mesures communes. Une intention difficile à concrétiser, plusieurs pays ayant déjà pris des décisions "fortes", comme le couvre-feu en France, sans se concerter avec les autres États européens.

La présence des dirigeants lors des sommets européens reste essentielle pour les questions délicates. ©REUTERS

"Nous avons eu un débat intense sur le Covid. La situation est sans précédent", a insisté Charles Michel. Pour le président du Conseil, "deux grandes options s'offrent aux responsables politiques. Prendre des mesures fermes pour contrer l'évolution de la pandémie (...)" et "tracer, tester, isoler".

"Nous avons eu un débat intense sur le Covid. La situation est sans précédent."
Charles Michel

Deux dirigeants, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et la Première ministre finlandaise Sanna Marin, ont dû quitter la rencontre en raison de contacts avec des personnes testées positives. Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki était absent pour la même raison.

2.000
milliards d'euros
En juillet dernier, le Conseil européen est parvenu à un accord sur le budget de l'Union, un paquet de 2.000 milliards d'euros, après cinq jours de négociations en présentiel.

La présence physique des dirigeants lors des sommets est remise en question. Les vidéoconférences présentent des avantages, mais "pour les débats où plus de confidentialité est nécessaire, il est apparu que les réunions physiques sont importantes", a précisé Charles Michel. En juillet dernier, le Conseil européen est parvenu à un accord sur le budget de l'Union, un paquet de 2.000 milliards d'euros, après cinq jours de négociations en présentiel.

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