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Le terrorisme islamiste ne passera pas

Journaliste

Le Président turc Recep Tayyip Erdogan, sans respect pour la victime, s'est mis à souffler sur les braises de la haine pour nourrir ses visées politiques. Le résultat de cette escalade ne s'est pas fait attendre.

"Le terrorisme et le mensonge sont les armes du faible, pas du fort", a dit Mahatma Gandhi. Une semaine après l'assassinat ignoble de Samuel Paty, le terrorisme islamiste a de nouveau frappé. Alors que le monde vit dans la peur d'une pandémie sans fin, des êtres aussi fanatisés qu'ignares sortent haches et couteaux et massacrent sans pitié des innocents.

Leurs armes ne sont pas celles des forts. Elles sont l'expression d'une psychose, d'une maladie, qui voudrait plonger le monde dans une apocalypse religieuse. Ces actes sont les faits de loups solitaires, téléguidés ou non. Ils utilisent les réseaux sociaux pour propager la haine, sans que les géants du net ne réussissent à les contrôler. Comme si le génie technologique ne parvenait à se départir d'une folie venue du fond des âges. Cette guerre est aussi celle de la liberté d'expression et de ses limites. Il est temps qu'enfin, internet soit régulé.

Certains accusent le Président français Emmanuel Macron d'être allé trop loin en affirmant que son pays ne renoncerait pas aux caricatures. Le Président turc Recep Tayyip Erdogan, sans respect pour la victime, s'est mis à souffler sur les braises de la haine pour nourrir ses visées politiques. Appelant le monde musulman à boycotter la France. Conspuant l'Occident, comme s'il voulait incarner un Saladin moderne. Oubliant que Saladin avait, lui, un esprit tolérant. Le résultat de cette escalade ne s'est pas fait attendre.

Il était temps que le Président Macron trace une ligne rouge. Celle d'une société laïque, ouverte, mais ferme sur ses valeurs. Les fanatismes religieux n'ont pas, et n'auront jamais de place dans nos sociétés. Le terrorisme ne passera pas. Les valeurs archaïques d'un autre âge, prônant la punition des infidèles, comme ce fut le cas de l'inquisition catholique, n'ont plus cours. Que ceux qui veulent prêcher l'inverse demeurent dans les ténèbres de l'ignorance.

Le terrorisme islamiste nuit gravement au monde musulman. Les débats stigmatisant l'islam portent en eux les germes de la division. L'islam a sa place dans nos sociétés, comme toutes les croyances, si elles respectent les libertés et les lois. L'acte terroriste ne peut servir à parler ni en mal ni en bien, d'ailleurs, d'une religion, car ce serait reconnaître au terrorisme son ambition, celle d'un marketing odieux.

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