Les Français penchent pour l'horaire d'été

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La grande majorité des Européens veulent en finir avec le changement d'heure, mais le choix entre l'heure été ou celle d'hiver est bien plus disputé. Pour preuve, alors que la tendance était de conserver l'heure d'hiver, les Français ont majoritairement choisi l'autre solution.

Au finish, la tendance s’est inversée. Alors que le maintien à l’heure d’hiver tenait la corde jusqu’à la mi-février, les Français ayant participé à la consultation mise en place le 4 février par l’Assemblée nationale, ont finalement opté à 57% pour l’heure d’été. Mais les 700.000 participants ont surtout fait part à 83% de leur volonté d’en finir avec le changement de rythme biannuel, consistant dans l’Hexagone, à être en avance d’une heure sur le soleil en hiver et deux heures en été. Sans surprise, ils suivent en cela – une fois n’est pas coutume –, la proposition formulée au mois de septembre par la Commission européenne.

83 %
Les 700.000 participants à la consultation nationale ont fait part à 83% de leur volonté d’en finir avec le changement de rythme biannuel.

C’est depuis 1976 pour cause d’économies d’énergie, que la mise en place du système binaire alimente les conversations et les mouvements d’humeur au pays de Voltaire. Cette fois, le compte à rebours a débuté puisque les ministres européens ont accordé leurs agendas: l’échéance de 2021 a été retenue pour la suppression d’un système ayant, pour certains pays, débuté dans les années 60.

Au mois de décembre dernier, une intervention du député (LR) Marc Le Fur montrait néanmoins que les partisans de l’heure d’hiver avaient quelques arguments à avancer. Du fait de la distance, expliquait-il, il y a, d’une part, un décalage naturel d’une heure entre Brest et Strasbourg et d’autre part, le choix d’une généralisation de l’heure d’été ferait se lever le soleil à 10h11 à Brest chaque 22 décembre. En attendant le réglage définitif, la France devra à nouveau régler ses horloges le 31 mars prochain ce qui permettra aux Bretons de prendre un apéritif tardif au coucher du soleil cet été.

Les pays limitrophes de la France ont été conviés à faire concorder leurs fuseaux de façon à ne pas déboucher sur des situations ubuesques ainsi que le plaidait à l’automne le ministre luxembourgeois du Développement durable. Mais dans le domaine des libations vespérales, les normes horaires resteront à la discrétion des populations.

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