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Les grands groupes allemands réclament plus d'actions pour le climat

Adidas fait partie des 69 groupes allemands qui réclament au futur gouvernement d'en faire davantage pour le climat. ©REUTERS

D’Adidas à Vattenfall... 69 groupes allemands veulent faire pression sur les futurs partenaires de coalition, et demandent au prochain gouvernement de faire davantage pour le climat.

Les milieux d'affaires veulent faire entendre leur voix, à l'heure où les sociaux-démocrates, les verts et les libéraux approfondissent leurs discussions en vue de former le prochain gouvernement.

69 grands groupes allemands réunis au sein d'une "Fondation 2 degrés" demandent au prochain gouvernement, dans une lettre ouverte, "d'adopter une offensive climat" dans les 100 jours suivant son arrivée au pouvoir. Les signataires pèsent ensemble 1.000 milliards d'euros de chiffre d'affaires, et emploient plus d'un million de salariés en Allemagne (5 millions à travers le monde).

69
grands groupes allemands
Dans une lettre ouverte, 69 groupes allemands demandent au futur gouvernement d'adopter une "offensive climat" rapidement après son entrée en fonction.

Sont représentés tous les secteurs de l'économie allemande, de la chimie à la machine-outil en passant par la finance, la mobilité et la distribution. Parmi les signataires figurent des entreprises telles que Otto Group, Allianz, Rossmann, SAP, EnBW, E.on, Aida ou Deutsche Telekom. Ensemble, ils réclament "un cadre clair" qui leur permettra d'adapter leurs propres stratégies climat aux objectifs du gouvernement. Certains espèrent de nouveaux débouchés dans le domaine de l'environnement. Tous demandent à l'État – premier investisseur du secteur avec 500 millions d'euros prévus dans les années à venir – de faire plus pour l'environnement, afin de stimuler les investissements privés dans le domaine.

Sortir du charbon avant 2038

Les signataires misent sur le développement rapide des énergies renouvelables, qui "doivent représenter au moins 70% de la consommation d'électricité d'ici 2030", grâce à un développement conséquent de l'éolien et du solaire. Les groupes allemands veulent aussi une anticipation de la sortie du charbon, "bien avant la date de 2038" prévue par le gouvernement sortant.

"La neutralité carbone doit être le mot d'ordre de la prochaine législature."
Sabine Nallinger
Présidente de la Fondation 2 Degrés.

Enfin, les signataires attendent de l'Allemagne qu'elle prenne un rôle moteur sur la scène internationale pour accélérer le développement vert. "Rossmann ne peut devenir neutre du point de vue climatique que si nos fournisseurs le deviennent aussi", souligne ainsi Raoul Rossmann, gérant de ce gros distributeur d'articles d'hygiène et de produits ménagers. Ce ne sera possible que si le mix énergétique se décarbone, au niveau national comme international." Comme ses cosignataires, Raoul Rossmann attend du prochain gouvernement qu'il joue un rôle de premier plan lors de la conférence climat de Glasgow, en novembre, et utilise la présidence du G7 qui revient à l'Allemagne début 2022, pour créer les bases, à l'international, d'un club de pays désireux d’aller plus vite pour travailler à un système financier et industriel compatible avec les objectifs fixés par les accords de Paris.

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