Les mesures concrètes annoncées par Edouard Philippe

Edouard Philippe lors de son discours de politique générale devant l'Assemblée nationale. ©REUTERS

Le gouvernement d'Edouard Philippe a obtenu un large vote de confiance au parlement, soutenu par 370 députés sur 577, à la suite des annonces faites par le Premier ministre français lors de son discours de politique générale.

Le Premier ministre français s'est exprimé devant l'Assemblée nationale pour obtenir le vote de confiance des députés. Le discours de politique générale a commencé par un hommage à ses prédécesseurs et à Simone Veil. Edouard Philippe a annoncé durant une heure et quart des mesures dans divers domaines.

Dans un discours dense au débit rapide, les annonces étaient concrètes, contrairement au discours du président Macron la veille à Versailles: le paquet de cigarettes à 10 euros, la réforme du baccalauréat, les vaccins obligatoires pour la petite enfance, l'accès au très haut débit pour tous d'ici 2022, la réforme du code du travailune loi de programmation des moyens de la Justice en sont quelques exemples. 

Le Premier ministre français lors de son discours de politique générale devant l'Assemblée nationale. ©REUTERS

Le chef du gouvernement a également évoqué l'écologie en souhaitant arriver à la neutralité carbone d'ici 2050 et au recyclage de "100 % des plastiques d’ici à 2025". Il a également fait savoir que la convergence "diesel essence" sera atteinte avant la fin du quinquennat.

"Le Président de la République nous a demandé de préparer la sortie de l’état d’urgence au plus tard le 1er novembre prochain, avec un projet de loi renforçant l’efficacité de notre arsenal législatif contre le terrorisme, sous le contrôle rigoureux du juge."
Edouard Philippe
Premier ministre français

Annonçant un grand plan d'investissement de 50 milliards d'euros, la feuille de route législative détaillait des mesures économiques et fiscales:

  • la suppression des cotisations sociales sur l'assurance maladie et l'assurance chômage; 
  • la réforme de l'impôt sur les sociétés réduit de 33% à 25% d'ici 2022;
  • une baisse de la pression fiscale d'un point de PIB en cinq ans;
  • une stabilisation de la dépense publique en 2018 par rapport à 2017, et la faire baisser de 3 points de PIB d'ici à la fin du quinquennat;
  • ramener le déficit public en dessous de la barre des 3% du PIB avant la fin de l'année.

Edouard Philippe a parlé à la fin de son discours de l'Europe. Il a estimé que les Français "ont adressé deux messages: une Europe plus attachée à l’euro (et) une Europe plus concrète, moins tatillonne et plus protectrice", et qu'une "redéfinition de notre projet à 27 avec l’Allemagne" était nécessaire.

La confiance règne

Par la suite, l'Assemblée nationale a, sans surprise, accordé massivement sa confiance au gouvernement d'Edouard Philippe par 370 voix contre 67. Sur 566 votants, il y a eu 437 suffrages exprimés, soit 129 abstentions. Le groupe La République en marche (LREM), qui dispose à lui seul de la majorité absolue, et son allié du MoDem ont voté la confiance, de même que quelques élus du groupe Les Constructifs et quelques socialistes.

C'est le plus faible nombre de votes contre sur un discours de politique générale depuis 1959, ainsi qu'un record d'abstentions. "Je ne prends en aucune façon cette confiance comme un blanc-seing. Je remercie l'ensemble des députés qui l'ont votée, je respecte évidemment ceux qui ne l'ont pas fait", a déclaré dans l'hémicycle le chef du gouvernement après la proclamation du résultat.

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