Londres envisage une 3e dose de vaccin à partir de septembre

Le premier ministre britannique Boris Johnson s'est fait inoculer le vaccin AstraZeneca le 19 mars. ©AFP

Le Royaume-Uni envisage d'inoculer une troisième dose au personnel soignant et à certains patients à haut risque pour mieux les protéger contre les nouveaux variants.

Pour mieux protéger la population contre les nouveaux variants de la Covid-19, le gouvernement britannique envisage de proposer une troisième dose. Dès septembre, les personnes de plus de 70 ans pourraient recevoir un tel "vaccin de rappel", a déclaré samedi le ministre en charge de la campagne de vaccination Nadhim Zahawi dans le Daily Telegraph. Le personnel soignant et certains patients à haut risque pourraient également en profiter.

M. Zahawi a par ailleurs indiqué s'attendre à ce que huit vaccins différents soient disponibles d'ici l'automne. En outre, des centres de vaccination "drive-in" ouvriront bientôt leurs portes, les personnes pourront s'y faire vacciner dans leur voiture. De cette manière, le ministre espère convaincre en particulier les jeunes de se faire vacciner une fois que ce sera leur tour.

Vers un accord avec l'Europe

Le gouvernement britannique avait précédemment annoncé que tous les adultes recevraient au moins une dose d'un vaccin d'ici la fin du mois de juillet. Actuellement, quelque 30 millions de personnes au Royaume-Uni, soit plus de la moitié des adultes, ont reçu une première dose et plus de 3 millions de personnes une seconde. Une situation rendue possible par le fait que depuis décembre, l'Union européenne a exporté vers le Royaume-Uni plus de 21 millions de doses de vaccins.

Celle-ci a présenté mercredi dernier un renforcement de son outil de contrôle des exportations, en vertu duquel elle pourrait bloquer des exportations de doses vers des pays qui comme le Royaume-Uni n'exportent pas de doses vers l'UE ou dont la campagne de vaccination est plus avancée.

Selon le quotidien The Times, un accord est sur le point d'être conclu entre Londres et la Commission européenne, en vertu duquel l'Union lèverait ses menaces de blocages des exportations de BioNTech/Pfizer, en échange de quoi le gouvernement britannique renoncerait à des livraisons d'AstraZeneca prévues depuis les Pays-Bas.

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