Louis Michel revient sur sa colère

©BELGA

L'eurodéputé belge Louis Michel s'est emporté lundi au cours d'un "débat" sur la confiscation des biens des réfugiés au Danemark. L'objet de son courroux: le fait qu'il n'y a pas eu de débat, précisément. "Ce qui m’a fait bondir, c’est que le débat était cadenassé."

Certains appelleront ça "un incident", d'autres diront que c'est ce qui s'appelle faire de la politique avec ses tripes.

Au terme d'un débat au Parlement européen sur la volonté du Danemark de saisir les avoirs des réfugiés qu'il accueille, le Belge Louis Michel est sorti de ses gonds pour dénoncer "un simulacre de débat", qu'il considère être "l'exemple le plus scandaleux de déshonneur pour le Parlement européen" (voir la vidéo à partir de 1h17).

"Ce qui me choque, c’est que la présidente, Kinga Gal, une hongroise qui défend le Premier ministre Orban, semble avoir un problème dès que je veux prendre la parole."
Louis Michel
Eurodéputé (MR)

Devant le ministre Danois des Affaires étrangères Kristian Jensen et la ministre de l'Immigration Inger Stojberg, le libéral s'est lancé dans une diatribe contre l'organisation des débats. "On n'a pas répondu à la question de ce qu'est une valeur sentimentale pour un bien. Personne n'a répondu à cela! Ce sont les policiers qui vont évaluer, comme ça, à vif ce que ça représente", a souligné le député belge. Tout en précisant n'être pas opposé au fait de prendre en compte les possessions des nouveaux arrivants.

→ Le Danemark a adopté mardi à une écrasante majorité une réforme du droit d'asile qui vise à décourager les demandeurs d'asile de frapper à sa porte. Le texte prévoit notamment que la police puisse fouiller les bagages des arrivants pour saisir de l'argent liquide mais aussi des objets de valeur dont la valeur dépasserait les 1.340 euros.

Louis Michel s'est dit "honteux en tant que parlementaire européen d'avoir assisté à un simulacre de débat". Il s'en est directement pris à la conservatrice Kinga Gal, la vice-présidente de la commission des libertés civiles qui organisait l'échange. "Je sais Mme Gal, ça vous embarasse: vous n'aimez pas qu'on parle de la Hongrie, vous n'aimez pas qu'on parle de la Pologne et aujourd'hui vous n'aimez pas qu'on parle du Danemark. Parce que ça vous met mal à l'aise!", crie le Belge. "Ce que vous avez organisé n'est pas un débat démocratique", ajoute-t-il pendant que la présidente crie elle aussi pour essayer de le faire taire. avant de demander à l'ancien commissaire européen de sortir de la salle - ce qu'il ne fait pas.

"Ce qui m’a fait bondir, c’est que le débat était cadenassé", explique-t-il à froid dans une interview à lire ce mercredi dans L'Echo. "Ce qui me choque, c’est que la présidente, Kinga Gal, une hongroise qui défend le Premier ministre Orban, semble avoir un problème dès que je veux prendre la parole", ajoute-t-il encore.

 

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