Luigi Di Maio pourrait démissionner de la tête du Mouvement 5 Étoiles

Le ministre italien des Affaires étrangères de 33 ans, Luigi Di Maio, est à la tête du M5S depuis 2017. ©REUTERS

Le chef du Mouvement Cinq Étoiles Luigi Di Maio pourrait lâcher la direction du parti, à quatre jours d'un scrutin régional crucial en Italie.

Le chef du Mouvement Cinq Étoiles (M5S) Luigi Di Maio pourrait démissionner de son poste de leader ce mercredi, selon la presse italienne. "C'est le moment pour un pas en arrière du parti. Je suis fatigué, épuisé", aurait-il indiqué à des proches. 

Leader du parti populiste depuis septembre 2017, Luigi Di Maio a convoqué les ministres du M5S en milieu de matinée et devrait s'exprimer à 17 heures ce mercredi, lors d'une réunion de parti. Il a néanmoins déjà fait savoir qu'il resterait ministre des Affaires étrangères. 

C'est le moment pour un pas en arrière du parti. Je suis fatigué.
Luigi Di Maio
Chef du Mouvement Cinq Étoiles

Cette annonce intervient quatre jours avant un scrutin régional décisif. Une victoire de l'extrême droite dans la région d'Émilie-Romagne (nord-est de l'Italie), le 26 janvier, pourrait signer la fin du gouvernement de coalition formé par le Mouvement Cinq Étoiles et le Parti démocrate (centre gauche), et provoquer des élections anticipées. Une situation qui satisferait Matteo Salvini. Le leader du parti d'extrême droite la Ligue lorgne en effet sur le poste de Premier ministre.  

L'actuel Premier ministre italien, Giuseppe Conte, a quant à lui déclaré à la radio italienne RTL qu'il respecterait la décision de Luigi Di Maio, "quelle qu'elle soit", sans faire plus de commentaire. 

Le M5S fragilisé

Cette démission révélerait notamment des divisions de plus en plus fortes à l'intérieur du parti. Le M5S connaît des tensions depuis que le Parti démocrate a remplacé la Ligue dans la coalition du gouvernement, en septembre dernier. Plusieurs élus ont alors démissionné ou ont été exclus du parti, menaçant le Mouvement d'implosion. 

Le M5S est également en chute dans les sondages. Alors qu'il avait obtenu 33% des votes aux élections nationales de 2018, le parti anti-système ne décrocherait plus que 15% des intentions de vote.  


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