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Macron veut faire adopter son "pass sanitaire" au forceps

L'extension du pass sanitaire concerne notamment les centres commerciaux de plus de 20.000 m². ©Photo News

Un nouveau projet de loi sanitaire jugé "liberticide" par ses opposants est examiné de façon express par le Parlement, cette semaine.

"C'est soit la vaccination générale soit le tsunami viral." Porte-parole du gouvernement de Jean Castex, Gabriel Attal ne mâche désormais plus ses mots pour défendre la stratégie sanitaire de l'exécutif.

Alors que le taux d'incidence des contaminations au Covid-19 est "stratosphérique" en France ("+80% sur une semaine, le plus haut jamais atteint depuis le début de la pandémie" selon lui), le gouvernement entame ce lundi une course contre la montre. Objectif: faire adopter dès dimanche son projet de loi "relatif à l’adaptation de nos outils de gestion de la crise sanitaire" voulu par le président Emmanuel Macron. Avec, au menu, la vaccination obligatoire des soignants d’ici à la rentrée et l'élargissement du pass sanitaire aux clients et personnels des trains longues distances, des cafés, restaurants, cinémas, théâtres et autres lieux comme les centres commerciaux de plus de 20.000 m². Et ce dès le 1er août.

Des mesures jugées "liberticides"

Présenté en Conseil des ministres ce lundi 19 juillet, ce plan sanitaire doit être examiné mardi par l'Assemblée nationale et jeudi par le Sénat avant d'être voté en fin de semaine, lors de la session extraordinaire de juillet. 

114.000
manifestants
Samedi dernier, près de 114.000 personnes ont manifesté en France contre des mesures jugées "liberticides".

Reste que ce projet suscite de plus en plus la grogne. Samedi dernier, près de 114.000 personnes ont manifesté dans tout le pays contre ces dernières mesures jugées "liberticides". Et ce de manière globalement pacifique.

Amendements en préparation

Quant à l'opposition, restée relativement silencieuse jusqu'alors, à l'exception de l'extrême droite, elle commence à sortir du bois. Des députés de droite (Les Républicains) dénoncent une "atteinte aux libertés individuelles", mais aussi le fait que le vaccin soit rendu obligatoire à des enfants de plus de onze ans.

Du côté de la France Insoumise (LFI), à gauche, certains promettent de nombreux amendements contre ce projet et veulent saisir le Conseil constitutionnel. Il leur faut néanmoins pour y parvenir rassembler au moins 60 députés ou sénateurs.

45.000
euros
Les exploitants qui ne procèderaient pas aux contrôles seraient passibles d'une amende de 45.000 euros.

Une loi inapplicable selon les professionnels

Les professions concernées s'inquiètent de la notion de contrôle d'identité induite par cette loi, au même titre que la difficulté logistique et financière de l'appliquer. Certains représentants de centres commerciaux estiment, par exemple, que pour mener à bien de tels contrôles, il leur faudrait embaucher pas moins de 500 agents de sécurité.

De surcroît, les exploitants qui ne procèderaient pas aux contrôles de ces documents seraient passibles d'une amende de 45.000 euros et d'un an d'emprisonnement. Des peines que même le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a jugées excessives.

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