Macron veut s'aider de l'Allemagne pour vaincre l'Etat islamique

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Le président français Emmanuel Macron a appelé ce vendredi au Mali devant son homologue Ibrahim Boubacar Keïta à une "accélération" du processus de paix, lors d'une visite à la base militaire française de Gao, dans le nord du pays.

Emmanuel Macron a confirmé ce vendredi l'engagement militaire de la France au Mali et au Sahel pour la sécurité de la région, évoquant une accélération des opérations contre les groupes djihadistes, lors d'une visite aux troupes françaises, à Gao. Le nouveau président français a précisé qu'il voulait renforcer le partenariat avec l'Allemagne pour la sécurité du Mali et qu'il en avait parlé avec la chancelière Angela Merkel.

Emmanuel Macron accueilli par le président malien Ibrahim Boubacar Keita ©AFP

"La France est engagée depuis le début à vos côtés et ce que je suis venu ici vous dire, de manière très claire, c'est qu'elle continuera à l'être, de la même manière", a-t-il dit d'une conférence de presse commune avec son homologue Ibrahim Boubacar Keïta. "La détermination de la France sera complète à vos côtés pour la sécurité non seulement du Mali mais du Sahel, en continuant l'engagement de nos forces (...), en continuant à nous engager aussi dans une feuille de route diplomatique et politique", a-t-il ajouté.

Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères, à gauche, et Emmanuel Macron, président, à droite. ©EPA

Sur le volet militaire et la coopération internationale dans ce sens, "il est indispensable aujourd'hui que nous accélérions", a poursuivi Emmanuel Macron. "Nous l'avons bien vu durant ces derniers mois, les terroristes islamistes s'organisent, se regroupent, sont en train de se fédérer et donc nous serons intraitables à l'égard de ces derniers."

Emmanuel Macron, président, à gauche, et Sylvie Goulard, ministre des Armées, à droite. ©REUTERS

"Ma volonté, dans le cadre de nos engagements en Afrique, sur le plan militaire, c'est de faire davantage encore avec l'Europe, c'est de faire davantage avec l'Allemagne" mais en regardant de façon pragmatique sous quelle forme chacun peut intervenir, a-t-il dit, soulignant les contraintes, en Allemagne, pour l'engagement des armées. La France continuera donc pour le compte de l'Europe tout entière à contribuer à la sécurité du Mali mais d'autres pays européens peuvent en faire davantage pour le développement, a-t-il ajouté.

Sylvie Goulard, ministres des Armées ©EPA

Il s'agit du premier déplacement d'Emmanuel Macron sur un théâtre d'opération depuis son investiture. Quatre ans après l'intervention militaire française, déclenchée pour contrer l'avancée de groupes djihadistes qui menaçaient la capitale Bamako, la situation sécuritaire reste précaire dans le pays où les forces nationales et étrangères sont régulièrement prises pour cibles. Emmanuel Macron a insisté sur la volonté de la France de contribuer au développement du Mali.

Emmanuel Macron, président, à l'avant de l'image, et Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères, à l'arrière. ©AFP

"Tout ce qui est fait sur le terrain serait éphémère si dans le même temps nous n'étions pas décidés (...) à investir dans les infrastructures, dans l'éducation dans la santé", a-t-il souligné, rappelant le rôle de l'Agence française de développement (AFD). L'amélioration des conditions de vie "est le meilleur antidote au développement du terrorisme islamiste", a-t-il souligné.

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