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Malformation des bébés, la France lance une enquête

©Belgaimage

Les investigations devront cerner les causes et déterminer s'il existe une anomalie statistique.

Le recensement d'un certain nombre de nourrissons nés sans mains, bras ou avant-bras en différents points du territoire français a décidé Santé publique France à lancer une enquête dont les résultats sont attendus dans trois mois.

Selon le directeur de cette agence nationale François Bourdillon, l'investigation vise 18 cas identifiés comme suspects dans le département de l'Ain et d'autres moins nombreux répertoriés en Loire Atlantique et dans le Morbihan. Le tout s'étageant sur une période allant de 2000 à 2014. Il apparaît en France chaque année 150 malformations à la naissance soit 1,7 cas pour 10.000.

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Il apparaît en France chaque année 150 malformations à la naissance soit 1,7 cas pour 10.000.

La médiatisation de cette affaire est notamment due à une chercheuse de la région Rhône-Alpes qui a lancé une alerte il y a quelques semaines. La méthode de Emmanuelle Amar -qui a fait l'objet d'une procédure de licenciement actuellement suspendue- a été contestée. Par ailleurs, la ministre française de la Santé Agnès Buzyn a tardé à réagir au fur et à mesure que cette actualité prenait du volume dans les médias. Tout en soutenant la lanceuse d'alerte, elle a fini par changer de braquet lorsque son collègue de l'environnement François de Rugy a estimé qu'il fallait élargir les investigations à d'éventuelles causes environnementales. De fait une certaine confusion prédomine actuellement quant aux causes de ces malformations. L'enquête qui sera menée sur l'ensemble du territoire devra donc la dissiper.

Selon François Bourdillon, qui s'exprimait mardi matin dans les colonnes du Parisien, les premières investigations menées sur 7 foyers touchés dans l'Ain n'ont pas permis de dégager une origine commune. Il s'agissait dans un premier temps de procéder à une "analyse de l'excès" par rapport au nombre de cas attendus et ensuite d'interroger "les familles sur leurs habitudes de vie, leur consommation alimentaire et l’environnement de vie au cours de la grossesse ". Entre les causes congénitales, la prise de certains médicaments ou l'éventualité d'une exposition aux pesticides, le spectre de l'étude en cours s'annonce des plus vastes. Le plus étonnant est qu'il n'existe pas en France de registre national permettant d'élaborer des statistiques sur les malformations des mains et des bras à la naissance.

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