Marine Le Pen mise en examen pour détournements de fonds publics

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Les juges ont aggravé la mise en examen de Marine Le Pen dans le cadre de l'affaire des assistants présumés fictifs au Parlement européen.

Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national (ex-Front national), a vu sa mise en examen requalifiée pour des faits présumés de "détournements de fonds publics" dans l'affaire des assistants présumés fictifs du parti au Parlement européen.

Elle a été convoquée vendredi pour un premier interrogatoire après sa mise en examen pour "abus de confiance" et "complicité d'abus de confiance" en juin 2017. Marine Le Pen est ressortie du tribunal en fin de matinée.

Le délit de "détournements de fonds publics" est passible de dix ans d'emprisonnement et d'un million d'euros d'amende, contre trois ans de prison et de 375.000 euros d'amende pour l'abus de confiance.

La présidente du Rassemblement national n'a pas répondu aux questions des juges sur le fond, expliquant qu'elle attendait une décision de la Cour de cassation sur un recours devant être examiné le 27 novembre.

"Nous sommes totalement innocents des faits qui nous sont reprochés."
Marine Le Pen
présidente du Rassemblement national

Pour rappel, lors de sa mise en examen en juin 2017, elle n'avait pas répondu aux questions et s'était contentée d'une déclaration, en niant tout emploi fictif et en contestant aux magistrats le droit d'enquêter sur cette affaire. "Nous sommes totalement innocents des faits qui nous sont reprochés", a-t-elle répété ce vendredi.

Depuis fin 2016, les juges enquêtent sur un possible "système" organisé par le parti et sa présidente afin financer des salaires de ses permanents avec l'argent de l'Union européenne, en détournant les enveloppes des eurodéputés réservées à l'emploi d'assistants parlementaires.

La présidente du Rassemblement national s'est déclarée "assez sereine" ce samedi, lors d'un déplacement à Cublac, en Corrèze, à propos de cette mise en examen aggravée. Celle-ci "ne m'émeut pas car je sais que nous sommes totalement innocents des faits qui nous sont reprochés. Par conséquent je suis assez sereine", a-t-elle déclaré devant les journalistes.

"C'est vrai que l'on voit s'amonceler sur nous les persécutions", a-t-elle poursuivi, fidèle à son discours basé sur la victimisation. Et d'ajouter :"Avant c'était une par mois, puis une par semaine, là, en ce moment c'est une par jour. Alors (...), signal à tout le monde et particulièrement à nos adversaires: ils n'arriveront pas à nous intimider."

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