Martin Schulz renonce au poste de ministre des Affaires étrangères

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Critiqué, le patron du SPD Martin Schulz, qui devait prendre la tête du ministère des Affaires étrangères allemand dans le nouveau gouvernement de coalition d'Angela Merkel et ainsi laisser sa place à Andrea Nahles à la tête du parti, renonce à ce nouveau poste.

Le chef du parti social-démocrate allemand (SPD) Martin Schulz renonce ce vendredi à devenir ministre des Affaires étrangères dans le prochain gouvernement d'Angela Merkel, dernier épisode en date de l'imbroglio politique en Allemagne. Schulz était très critiqué dans son parti pour avoir revendiqué le poste dans le cadre de l'accord de coalition annoncé mercredi avec les conservateurs de la chancelière, car il avait juré ne jamais être ministre de Merkel.

"Les débats autour de ma personne menacent le succès du vote. Je déclare donc renoncer à rejoindre le gouvernement fédéral et j'espère, par la même occasion, que cela mettra fin aux débats au sein du SPD."
Martin Schulz

L'ancien président du Parlement européen craint que la polémique suscitée par son entrée au gouvernement au sein du SPD ne pèse sur le vote des 464.000 adhérents du parti, qui doivent avaliser, ou non, l'accord de coalition conclu avec les conservateurs le 4 mars. "Les débats autour de ma personne menacent le succès du voteJe déclare donc renoncer à rejoindre le gouvernement fédéral et j'espère, par la même occasion, que cela mettra fin aux débats au sein du SPD", ajoute-t-il.

On évoquait pourtant déjà le nom d'Andrea Nahles, ex-secrétaire générale du parti et ancienne ministre du Travail, pour lui succéder.

"Ce qui reste, c'est seulement le regret (de voir) à quel point chez nous au SPD on agit avec peu de respect les uns envers les autres et de voir que la parole donnée compte si peu."
Sigmar Gabriel

Le chef du SPD, qui avait déjà conduit son parti à son plus bas historique aux élections de septembre, a été vertement attaqué jeudi soir par son prédécesseur à la tête du parti et actuel ministre des Affaires étrangères Sigmar Gabriel. "Ce qui reste, c'est seulement le regret (de voir) à quel point chez nous au SPD on agit avec peu de respect les uns envers les autres et de voir que la parole donnée compte si peu", a jugé Sigmar Gabriel.

Le quatrième gouvernement d'Angela Merkel est critiqué de toute part, alors qu'il n'a même pas pris ses fonctions. Nombre de conservateurs reprochent à la chancelière d'avoir fait trop de concessions au SPD pour conserver son poste.

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