Moscou renvoie une soixantaine de diplomates européens

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Après l'expulsion de 60 diplomates américains, c'est au tour d'une soixantaine de diplomates européens de connaître le même sort. De son côté, l'ambassadeur belge n'a pas encore été convoqué par Moscou.

Les représailles russes continuent. La Russie a annoncé ce vendredi l'expulsion de 59 diplomates d'un total de 23 pays et elle se réserve le droit de prendre des mesures à l'encontre de quatre autres pays, en rétorsion aux mesures d'expulsion annoncées par nombre de pays occidentaux et par l'Ukraine en lien avec l'affaire Skripal.

Le ministère russe des Affaires étrangères a convoqué ce vendredi les représentants de ces 23 pays pour leur signifier les mesures de représailles décidées par Moscou. Ces mesures de rétorsion russes sont basées sur la réciprocité. Moscou a ainsi donné un mois aux Britanniques pour réduire leur mission diplomatique en Russie au niveau de celle de la Russie au Royaume-Uni. Londres a jugé cette décision "regrettable".

"Les mesures de représailles seront identiques pour tous les pays".
Sergueï Lavrov
Ministre russe des Affaires étrangères

Tout au long de l'après-midi, les unes après les autres, les missions diplomatiques de 23 pays visés - sur les 27 qui ont expulsé des diplomates russes - ont annoncé le nombre de leurs diplomates dont le Kremlin a ordonné l'expulsion, qui correspond à chaque fois au nombre de Russes chassés de chacun de ces pays.

Dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères dit "se réserver le droit" de prendre aussi des mesures contre la Belgique, la Hongrie, la Géorgie et le Monténégro, qui pour l'instant ne semblent pas concernés.

La semaine dernière, la Belgique n'a pas suivi le premier train européen des expulsions. Notre gouvernement a été le 18e pays européens à sanctionner Moscou en ordonnant le renvoi d'un diplomate russe.

Notre gouvernement a été le 18e pays européens à sanctionner Moscou en ordonnant le renvoi d'un diplomate russe.
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Des représentants des ambassades de nombreux pays, dont la France, l'Allemagne, l'Italie, la Pologne, les Pays-Bas, la Croatie, l'Ukraine, la Suède, l'Australie et la République tchèque, se sont rendus au ministère pour être informés des décisions prises.

Dans un communiqué, Moscou dit viser les pays qui "ont pris des mesures inamicales contre la Russie par solidarité avec la Grande-Bretagne en raison de l'affaire Skripal", l'ancien agent double russe empoisonné avec un agent neurotoxique le 4 mars dans le sud de l'Angleterre.

Londres accuse les Russes d'être derrière cette tentative d'assassinat. Jeudi, la Russie avait donné une semaine à 60 diplomates américains pour quitter le pays, ripostant ainsi à l'expulsion par Washington d'un nombre identique de diplomates russes.

L'hôpital britannique où Ioulia, la fille de Sergueï Skripal, est soigné, a déclaré jeudi qu'elle allait mieux, après avoir passé trois semaines dans un état critique après l'attaque à l'agent neurotoxique Novitchok. Son père Sergueï est toujours plongé dans un état critique mais stationnaire.

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